l Les première neiges sont donc tombées ce mercredi : les Ouadhias, ainsi que toute la partie sud de la wilaya de Tizi Ouzou retrouvent, fièrement, cette blancheur qui incarne la Kabylie. Les monts du Djurdjura se sont donc vêtus du blanc manteau faisant penser à un burnous arboré un jour de fête. Des neiges qui font bien évidemment des heureux parmi les bambins, lesquels laissent éclater leur joie de voir, et d’admirer ce beau tableau, oublié ces dernières années. Cependant, si pour les enfants cela s’apparente à un événement heureux, pour les « grands »: les pères de famille, l’arrivée des neiges est synonyme de tracas et casse-Fête en plus. En effet, sur les hauteurs de Kabylie, surplombant les zones urbaines, les conditions de vie ne sont pas au mieux de leurs indices. Déjà en l’état normal, on constate une misère au quotidien, que dire alors quand le ciel se met à déverser ses « mauvais états d’âmes ». Les neiges sont suivis des traditionnels blocages, routes coupées, rareté des denrées alimentaires, pénurie du gaz butane et toutes sortes de contraintes qui handicapent la vie des citoyens hantés par l’érosion de leur pouvoir d’achat. A Ouadhias, particulièrement sur les hauteurs d’Agouni Guerghrane, le gaz de ville ne fait même pas partie des prévisions, au moment où le raccordement du centre-ville, n’aboutit toujours pas. D’autres localités attendent uniquement de faire partie du programme bénéficier d’une inscription. Côté moyens, l’APC de Tizi n’Telta est équipée d’une nettoyeuse à lames pour les cas de blocage des routes. En attendant les citoyens des Ouadhias payent la bouteille de gaz butane à 220 DA, qui dit mieux ?
A. Z.
