Même le pays voisin, la Tunisie en l’occurrence, est alimentée à partir de cette ligne. Le projet a été confié à une société étrangère (égyptienne) qui a lancé les travaux en 2006 pour marquer un arrêt une année plus tard, soit en 2007, après avoir réalisé environ 70% de l’ouvrage, soit la pose des pilons (poteaux).
Voilà bientôt une année que cette entreprise a abandonné les travaux, Serait-ce la seule partie du projet qui lui est confiée, ou s’agit-il d’une résiliation du marché ? Dans les deux cas de figure, il est inconcevable qu’en tel projet soit abandonné car un tel projet aurait englouti une enveloppe colossale. Rappelons à propos de ce projet que nous avions dénoncé en son temps (2006) la mauvaise réalisation par cette entreprise de la piste d’accès (entrecoupée) qui est incluse dans le marché et pourrait servir à d’autres fins une fois l’ouvrage terminé tels que la lutte antiterroriste et les incendies, sachant que le tracé de cette ligne traverse sur des centaines de kilomètres des forêts vierges, après quoi une partie, mais seulement une partie de cette piste, a été reprise avant que l’entreprise ne plie bagages. Le 2e projet de moindre importance, une ligne de
15 000 vlt qui traverse tout le territoire de la wilaya de Bouira a connu le même sort que le premier : les travaux ont cessé après la pose des pilons.
Nous croyons savoir que l’arrêt des travaux est dû au litige qui oppose l’opérateur privé à certains citoyens du village Aggach dans la commune de Sahridj, dont la ligne traverse leurs terres. Ces citoyens accusent l’entrepreneur d’avoir dévié l’itinéraire de la ligne et n’avoir pas respecté le tracé de la levée topographique initiale. La médiation entreprise par le maire de Saharidj n’ayant pas abouti, les travaux furent carrément arrêtés comme si d’autres solutions n’existaient pas, sachant que le but recherché par ces citoyens est d’accéder aux indemnités réglementaires.
En attendant, les poteaux de ces deux grands projets dressent leurs cornes vers le ciel et semblent prier qu’un responsable conscient ordonne la reprise des travaux desquels ne reste que 30% pour la livraison et la mise en exploitation des deux ouvrages.
Omar Soualah
