Une cinquantaine de citoyens ont improvisé, mardi dernier, vers neuf heures du matin, un rassemblement au siège de la daïra d’Aïn El Hammam. Ce mouvement inattendu mais pacifique, faut-il le souligner, était observé dans le but de protester contre le retard observé par les services de la Caisse nationale du Logement (CNL) de Tizi Ouzou, dans la remise des chèques aux bénéficiaires de l’aide à l’habitat rural. Ces constructeurs privés s’étaient présentés, comme de coutume, à la daïra pour recevoir leur dû. Les services concernés n’ont pu accéder à leurs doléances du fait que leur correspondant, chargé de la mission et qui s’était déplacé la veille à Tizi Ouzou, était revenu, bredouille, pour cause de chèques non disponibles. Il est de coutume que les bénéficiaires se présentent à la daïra, chaque mardi, pour empocher le fameux chèque réceptionné, la veille, par un agent de l’administration. Les citoyens qui se sont adressés à nous, se plaignent de certaines lenteurs qui se répercutent sur l’avancement des travaux de leur habitation. Certains qui attendent « depuis novembre » vont même jusqu’à affirmer que s’ils avaient reçu la totalité de l’aide qui leur est accordée, ils auraient terminé leur construction, depuis longtemps. Contactés par le responsable local, les services de la CNL ont promis de remédier à la situation dès le lendemain, Mercredi. Après s’être entretenu avec quelques citoyens, le chef de daïra qui leur a promis de régler la question, au plus tôt, a instruit ses services pour qu’on remette, à chacun d’eux, un bordereau d’envoi et un accusé de réception. Ce qui témoigne de la bonne foi de son administration. Contacté à propos de l’opération d’aide à l’habitat rural, le premier responsable de la daïra, a tenu à préciser que « le quota actuel dont j’ai la charge est de 1180 unités. Je veille personnellement à ce qu’il soit achevé avant la fin de cette année. Je suis, de près, l’avancement de l’opération qui, une fois terminée, ouvrira les portes, à une tranche supplémentaire ». On se souvient que lors de sa visite, à Aïn El Hammam, M. Mazzouz, le wali de Tizi Ouzou a donné des instructions fermes pour que les entraves de certains services soient levées. Il a, entre autres, insisté auprès de la SLEEP pour permettre aux bénéficiaires d’ériger leur construction verticalement, c’est à dire en surélévation. Une condition aplanie, pour cause du relief montagneux de la région et qui a permis à de nombreux citoyens de profiter de cette aide bien que symbolique, comparée au prix actuel des matériaux de construction.
Nacer B.
