Les écoles privées non agréées seront fermées en septembre

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Toutes les écoles privées qui exerçaient jusqu’à présent sans agrément seront désormais considérées illégales, et les autorités concernées procèderont, en vertu des lois en vigueur à leur fermeture dès septembre prochain, et cela, jusqu’à ce qu’elles se conforment à la réglementation en se soumettant aux exigences du cahier des charges arrêtées par le ministère de l’Education nationale.C’est en ces termes que M.Khaldi, secrétaire général au niveau du ministère s’est prononcé hier, à l’occasion de la cérémonie de remise des premiers agréments aux directeurs des 26 écoles privées qui ont rempli les conditions requises pour l’exercice de l’enseignement privé selon le programme national d’éducation et en langue arabe. C’est pourquoi, il lance un appel à tous les responsables des écoles privées de se rapprocher des instances concernées et de régulariser leur situation vis-à-vis de la loi.En effet, sur les 53 dossiers de demande d’agrément déposés au ministère de l’Education et préalablement étudiés par la commission « ad hoc » désignée, à cet effet, et dont une quarantaine émanait d’écoles privées qui ont déjà exercé sur le terrain, seulement 26 établissements ont eu l’accord de création. Une première acceptation qui sera suivie, après vérification sur le terrain de la véracité des déclarations faites et de la conformité des structures destinées à l’enseignement, d’un deuxième agrément qui autorisera leur ouverture. Ces 26 écoles réparties sur 8 wilayas dont 19 à Alger et qui ouvriront officiellement à la prochaine rentrée scolaire sur des bases légales, auront selon, M.Khaldi, tout le soutien, l’assistance et l’accompagnement de leur tutelle notamment en matière de manuels scolaires, formation et recyclage des enseignants en mettant à leur disposition les experts et les inspecteurs de l’éducation nationale. Il réitérera également la détermination des pouvoirs publics à veiller sur l’application du programme national en enseignant les mêmes matières et selon le même volume horaire que les écoles publiques. Les écoles privées qui souhaiteraient dispenser des matières optionnelles, en plus, pourront le faire après autorisation du ministère de l’Education.Les autres 27 écoles dont les dossiers sont ajournés pour les motifs de l’insuffisance de la qualification du directeur qui devrait avoir un titre universitaire plus l’expérience professionnelle, des structures proposées à d’autres fins et de complément d’informations sont priées de compléter leur dossier et d’apporter les corrections et les améliorations nécessaires afin qu’elles soient prêtes à recevoir les élèves à la rentrée. M.Khaldi ajoutera, en ce sens, que les écoles qui n’ont pas encore déposé leur demande d’agrément, pourront chaque année, postuler en deux sessions, sans quoi, elles seront condamnées à fermer. S’agissant du sort réservé aux élèves ayant reçu un enseignement en langue française dans les écoles privées et qui se trouveront devant un vrai dilemme de reprendre, tout, en langue nationale, M.Khaldi tentera de tranquilliser les parents en affirmant que le ministère veillera à prendre en charge ces élèves qui seront orientés soit vers les écoles privées agréées, soit vers l’école publique. Cela se fera à travers un programme transitoire d’adaptation d’une à deux années pour les réintégrer dans le circuit scolaire. Il expliquera que ce programme sera conçu selon les besoins des élèves et leur situation sera traitée au cas par cas.

H.Hayet

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