Six jours… sans liquidités

Le bureau de poste du chef-lieu de l’ex-Michelet vit cette situation, depuis déjà cinq jours. Les usagers qui s’y présentent, chaque jour, en ressortent bredouilles, maugréant, à juste titre, leur colère. Ce n’est, effectivement, pas la première fois qu’une telle défaillance, survient. D’après nos renseignements, les postiers n’ont d’autre choix que d’attendre que la société chargée d’approvisionner la poste daigne bien les alimenter. La plupart des demandeurs sont des fonctionnaires titulaires de comptes courants qui raclent leur compte, dès qu’il est approvisionné. La banque qui est censée pallier ces défections lorsqu’elles arrivent, se trouve, elle aussi, limitée en liquidités. Elle réserverait le peu d’argent dont elle dispose, à sa propre clientèle. Il est vrai que la route menant à Aïn El Hammam, tracée dans un relief accidenté, est un véritable danger, auquel doivent faire face les convoyeurs de fonds.

A plusieurs reprises des hold up ont été exécutés par des groupes armés. Deux fois entre Larbaâ Nath Irathen et Aïn El Hammam et une fois sur le chemin, menant de Mekla à l’ex-Michelet.

Même si la situation sécuritaire qui prévaut dans la région, dicte de prendre certaines mesures de précaution, concernant le transport et le stockage des fonds, les fonctionnaires doivent tout de même, être « payés » un jour ou l’autre. On ne peut pas leur demander de se rendre, indéfiniment, à Tizi-Ouzou, lorsqu’ils auront besoin de faire un retrait d’argent.

Nacer B.