La culture environnementale en débat

« L’eau et la nature ». « La ville et les risques technologiques », « Les OGM » sont, entre autres, les thèmes abordés par l’auteur qui estime qu’écrire sur l’écologie en Algérie est  » un véritable défi lancé à l’information environnementale « , d’autant plus que ce livre se fixe l’ambition de  » fournir des connaissances au grand public et à tous les citoyens qui ne veulent pas être à l’écart des débats écologiques qui les concernent « . Les universitaires et les étudiants confrontés à la problématique environnementale et les opérateurs économiques concentrés sur l’élaboration de leurs stratégies écologiques y trouveront une bonne matière scientifique à exploiter et des orientations à suivre. Considérant que l’Algérie est dans une phase de transition environnementale qui accompagne la transition économique et que sa situation géographique dans la partie Sud de la planète où les indicateurs relatifs à l’environnement sont critiques, laissant craindre pour l’avenir, la persistance de la crise écologique, il soulignera la nécessité de sensibiliser les pouvoirs publics et les citoyens à travers la diffusion de l’information écologique qui demeure encore très faible. Selon M. Bouhamidi, le préfacier du livre de Rebah, les informations sur les risques écologiques ou naturels publiés par la presse et qui donnent l’impression d’une relative connaissance de la question environnementale en Algérie, ne jouent que leur rôle : celui de l’alerte. Une fois passés les frissons et l’angoisse immédiate, l’illusion finit par nous renvoyer à la quiétude de l’insouciance. L’auteur du livre déplore également l’absence d’une mobilisation générale pour affronter les problèmes d’environnement classiques et primaires, que continue d’affronter l’Algérie : eaux usées, déchets, pollution de l’air, nuisance sonore, cadre de vie … et le fait qu’il n’y ait pas eu de coup d’arrêt à la dégradation de la qualité de l’environnement. Toutefois, M. Rebah démontrera que certaines données laissent à espérer des jours meilleurs pour la nature en avançant qu’aujourd’hui on parle de centre d’enfouissement technique au lieu de décharges d’ordures, que de plus en plus d’entreprises formulent le vœu de se mettre à la comptabilité verte en introduisant l’ISO 14 000 dans sa gestion et que Sonatrach veut prendre en charge les problèmes d’environnement créés par ses activités en mettant en œuvre le concept HSE pour protéger les ressources naturelles et limiter les rejets des déchets. Autant de signaux qui prouvent que la préoccupation environnementale fait son chemin. Pour conclure, M. Rebah dira que l’écologie, qui tire sa raison d’être de la croissance, a l’opportunité de présenter l’alternative en donnant tout son sens au développement durable.

H. Hayet