Le Président Bouteflika a, depuis Dakar(Sénégal), à l’occasion du 11e sommet de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), événement placé sous le thème : « Adapter l’OCI aux exigences du XXIéme siècle « , réaffirmé la position de l’Algérie vis-à-vis des multiples questions : Politiques, économiques, etc. Evoquant les relations algéro- françaises, le Président Bouteflika, tout en soulignant l’avancée remarquable qu’elles ont enregistrée dans plusieurs domaines ces dernières années, estime que des potentialités existent encore de part et d’autre. Ce faisant, il exhorte les deux parties à les exploiter. » Les avancées n’ont pas donné leur pleine mesure….De part et d’autre, des potentialités existent ; nous devons les exploiter « , dira-t-il. Explicitant ses propos en citant le partenariat entre les deux pays dans le volet économique, le Président estime que la logique commerciale devrait être dépassée pour franchir le pas vers un partenariat qui favorisera le flux des investissements. A ce titre, les efforts déployés, affirmera-t-il, méritent d’être « réorientés « .
Interrogé sur l’éventuelle réouverture des frontières avec le Maroc, le chef de l’Etat a déclaré que cela est » tout à fait envisageable » ; C’est » notre souhait « , dira-t-il. D’autant plus que les deux peuples, algérien et marocain, sont liés par une fraternité qui remonte loin dans l’histoire, expliquera le premier magistrat du pays. Toutefois, la réouverture de la frontière est subordonnée aux conditions qui ont présidé à sa fermeture. » Son ouverture interviendra lorsque tous les obstacles qui l’empêchent actuellement seront levés « , précisera le chef de l’Etat. Sur la question du Sahara Occidental et l’éventuel échec des négociations entre le Front Polisario et le Maroc, le Président Bouteflika récuse l’échec du jargon diplomatique, signifiant par là que les deux parties concernées, le Front Polisario et le Maroc n’ont pas épuisé toutes les voies diplomatiques tracées dans le cadre des résolutions des Nations unies. A ce sujet, il révélera que les pourparlers, qui seront bientôt à leur 4e round à Manhasset, doivent s’accompagner d’un strict respect du cessez-le- feu décrété par les Nations unies en 1991. Il récusera l’idée de la reprise des hostilités entre les deux parties, préjudiciables à plus d’un titre pour les peuples de la région. Soulignant que la décolonisation du Sahara Occidental n’est pas un » Casus Belli » entre l’Algérie et le Maroc, le Président Bouteflika a affirmé que la reprise des affrontements est une évolution périlleuse et en même temps dramatique pour les pays de la région.
Par ailleurs, il soulignera que la question de la décolonisation du Sahara Occidental relève exclusivement des prérogatives des Nations unies et du Conseil de sécurité ; il réitérera à ce sujet que la voie diplomatique est l’unique alternative qui fera accéder la région définitivement à la sérénité qui, de ce fait, engagera les pays de la région sur la voie de l’intégration qui leur permettra d’être à la hauteur des aspirations de ses peuples frères, et par là même, relever les multiples défis de la globalisation.
Synthèse : Ahmed K.
