La population d’Akbil demande leur libération

La genèse de l’affaire remonte au 16 janvier 2008, au moment ou des éléments de Garde communale d’Akbil tue mortellement, après coups de sommation, sur un chauffeur de taxi, signalé suspect. Le chauffeur atteint par balles est évacué vers l’hôpital, les deux gardes communaux sont écroués. Il faut dire que la commune d’Akbil, non-loin des monts du Djurdura, au relief boisé et accidentéé constitua un passage et zone de repli pour les terroristes depuis les premières années du terrorisme. La police communale de la commune d’Akbil a beaucoup épaulé les services de sécurité, tous corps confondus elle a pris part aux ratissages elle est intervenue dans des opérations à risques, pour que paix et quiétude soient de retour dans la région, laquelle a beaucoup souffert. Dans cette affaire, le premier à avoir été doublement victime dans cette tragique affaire n’est autre que le chef de brigade de la Police communale. D’abord relevé de ses fonctions, puis réintégré quelques jours après, il a fini par se suicider à l’aide de son arme trop affecté par l’humiliation subie et l’arrestation de ses deux agent dans l’exercice de la mission qui leur avant été dévolue. L’engagement de ces derniers dans la lutte antiterroriste a été sans failles, c’est du moins les témoignages de tous les citoyens de la commune qui leur voue respect et admiration pour leur courage et leur abnégation. D’ailleurs, l’ensemble des comités de villages, du mouvement associatif dans toute la commune d’Akbil, a saisi le wali de Tizi-Ouzou, le président d’APW, le délégué de la Garde communale de Tizi-Ouzou, afin de les tenir informés du caractère injuste de cette arrestation. Une pétition signée par tous les comités du village est transmise au procureur général près la cour de Tizi-Ouzou, demandant la mise en liberté de Tarik Benyahia et Djaffer Aït Maamar. L’appel lancé par le collectif des membres des comités des villages de la commune d’Akbil, suite à la réunion tenue pour la circonstance, s’adresse au président de la chambre d’accusation de la cour de Tizi-Ouzou pour prononcer la mise en liberté des agents de la Garde communale. Dans le texte transmis à qui de droit, il est mentionné ceci « La population d’Akbil consternée, tient à exprimer dans cette affaire, sa totale réprobation quant à l’arrestation de ces deux agents, qui ont depuis, la création du corps de la Garde communale, assuré leur mission de défense de la République et des citoyens, au risque de leur vie et déclare sur la foi du serment qu’ils ont toujours été d’une conduite exemplaire, n’ont jamais eu de démêlés avec la justice et ont été victimes de leur devoir, pour avoir tout simplement obéi à la loi, afin d’assurer la protection et la sécurité des personnes.  » et de poursuivre « N’est-il pas révoltant que des agents au passé irréprochable, intègres, patriotes de bonne famille et volontaires, connus de toute la population, soient incarcérés alors qu’ils n’ont fait que leur travail dans une conjoncture à haut risque.  » Le texte de la pétition se termine en affirmant : « La population reste confiante en la justice d’un pays où le Président de la république est candidat au Prix Nobel de la paix, initiateur de la Concorde nationale et du pardon.  »

Khaled Zahem