La tâche n’est pas aisée vu que Aïn El Hammam ne dispose plus de terrains appropriés. Regroupant un représentant par service concerné, en plus des représentants de la wilaya, la délégation a jeté son dévolu cette fois sur le terrain mitoyen au CEM Ouaghzen, situé plus précisément à quelque deux cents mètres de l’hôpital d’Aïn El Hammam. Le terrain fera d’abord l’objet d’une étude avant que le projet ne soit retenu définitivement. On rappellera qu’il y a quelques mois l’attention de la même commission avait été retenue par la cité coloniale qui, après recasement des locataires actuels, serait détruite pour laisser place à de nouvelles constructions de logements. En plus de sa localisation en plein centre-ville, ce projet demandera beaucoup de temps et sera coûteux. Malheureusement, l’assiette proposée a peu de chance d’avoir l’aval de la daïra et celui de la wilaya, pour des raisons de stabilité du terrain. En effet, pour qu’un projet de cette ampleur soit implanté à l’endroit indiqué, il faudrait l’asseoir sur des fondations spéciales, une opération longue et très coûteuse. Dans ce sens, il faut noter que le wali de Tizi Ouzou avait pris, il y a six mois, un arrêté interdisant toute construction de grand gabarit dans le périmètre urbain d’Aïn El Hammam. Ce qui a par la suite conduit la commission à se rabattre sur le terrain sus-cité. Quant au nombre de logements attribué à l’ex-Michelet (60), il faut reconnaître qu’ils n’auront pas une grande incidence sur la crise qui existe en ce moment en matière d’habitat. Ils auront tout de même l’avantage de soulager les plus démunis. Rappelons qu’au niveau de la daïra, plus de mille demandes ont été enregistrées jusqu’à la fin de l’année dernière. C’est dire qu’une soixantaine d’appartements représentent une goutte d’eau dans un océan. En retard en matière de logements sociaux, Aïn El Hammam doit faire l’objet d’un programme spécial pour résorber cette crise si l’on veut retenir, ici, les résidents qui ont tendance à « émigrer » vers d’autres régions plus clémentes.
Nacer B.
