Avec des arguments qui ne valent pas leur pesant d’or pour justifier la défaite de son équipe, le boss des Canaris a reconnu la justesse de la défaite tout en félicitant l’équipe adverse pour avoir eu plus de volonté de sortir victorieuse. Tout en reconnaissant que ses joueurs semblaient amorphes sur le terrain devant des Tlemcéniens plus farouches, Il a également mis en exergue l’absence de pas moins de trois joueurs qui pouvaient faire changer le cours du match. Demba, Berramla et Oussalah, absents pour diverses raisons avaient effectivement brillé par leur absence. Allant toujours dans le sens de la logique de cette défaite, plutôt inattendue, Hannachi ne s’est pas empêché de souligner l’inhibition provoquée par le nul arraché par le CRB face à l’Entente de Sétif, empêchant ainsi l’équipe de Aïn El Fouarra de se rapprocher davantage de la JSK dans cette course au titre. Plutôt serein, et très réaliste en répétant que dans un match de football, « il y a un vainqueur et un vaincu », celui qui peinait autrefois à réaliser cette logique donnait l’impression de s’en être accommodé.
Il félicite au passage cette équipe de Tlemcen à laquelle il souhaite le maintien en D1 et loue le travail du coach Bouali qui, en bon professionnel, a-t-il tenu à souligner, a su concocter la formule idoine pour battre cette équipe de la JSK qui caracole en tête du championnat depuis déjà belle lurette.
Sans s’attaquer en quoi que ce soit à son coach, Moh-Cherif Hannachi était tous sourires face à cette défaite qui ne semblait nullement pouvoir l’empêcher de dormir.
En définitive, si la JSK a perdu trois points qui auraient pu lui permettre de crier déjà victoire, à six matches du baisser de rideau, elle a trouvé en son président un homme qui sait que lorsque son équipe perd, c’est qu’elle n’a vraiment pas le choix. Et c’est ce qui s’est produit sur cette pelouse du stadec des trois Frères Zerga en cette journée du jeudi.
Ferhat Zafane
