» Non à la hogra et à l’abus de pouvoir !  »

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Le conseil des lycées d’Algérie a rendu public hier, un communiqué, dans lequel il a exprimé son soutient aux enseignants et travailleurs du lycée  » Ibn Nass  » d’Alger, qui ont terminé le trimestre par un débrayage en signe de protestation contre la suspension injustifiée du proviseur du lycée par le ministre Benbouzid.  » Cette décision qui n’a aucune mesure avec  » la faute commise « , a jeté la consternation et l’indignation parmi les travailleurs des lycées d’Alger « , a indiqué le communiqué.

De ce fait, le CLA a dénoncé « l’abus de pouvoir  » dont a été victime le proviseur dont le seul tort est d’être à l’écoute des enseignants et des élèves. Ainsi, la démarche du ministre relève  » de la politique de fuite en avant à la recherche de bouc émissaire pour camoufler ses lacunes « , lit-on dans le communiqué. Par ailleurs, le CLA a fait savoir qu’il existe à Alger, et ailleurs, des lycées qui sont gérés comme des casernes, où des proviseurs se signalent par un autoritarisme effréné, portant atteinte aux droits des travailleurs et enseignants, créant ainsi,  » un climat malsain fait de harcèlement quotidien et de hogra « . « Ceci indique qu’il n’y a ni autorité hiérarchique pour les suspendre, ni ministre jaloux de l’intérêt de l’élève pour les démettre « , a ajouté le communiqué.

D’autre part, le communiqué a affirmé que « cette opération punitive qui ne dit pas son nom, coïncide avec la promulgation de la circulaire sur l’absentéisme des enseignants des classes de terminales, qui sont soumis à un harcèlement et une surveillance quotidiens pour terminer les programmes (mal programmé) dans les délais impartis à savoir le 15 mai. » Cette même opération coïncide également, avec la monté au créneau de l’organisation montante des différents corps de l’éducation nationale, des corps communs, des adjoints d’éducation….  » Le harcèlement et les pressions multiples sur ceux qui ont la responsabilité de centaines d’élèves, n’auront que l’effet inverse de celui escompté, à savoir la réussite d’une réforme concoctée à huits clos qui continue à considérer les principaux acteurs (les enseignants) comme des vulgaires exécutants, et ce, quand ils ne sont pas désignés comme bouc émissaires « , a conclu le communiqué.

Lemya Ouchenir

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