Des médecins spécialistes partis sans être remplacés

A première vue, l’on s’interroge sur les motivations des responsables ayant laissé faire cette saignée sans que des mesures de remplacement ne soient prises. Mais pourtant, cette situation est prévisible depuis déjà fort longtemps.

Il s’agit là du médecin spécialiste en gynécologie ayant terminé son service civil, et qui à présent, en dépit de la demande sans cesse grandissante sur ce service, laisse un grand vide qui ne peut être assimilé qu’à un déficit en matière de couverture sanitaire. Ainsi l’on apprend que d’autres médecins dont les prestations ne sont pas moins demandées qui sont aussi sur le point de partir mais sans que l’on prévoit leur remplacement.

Le hic dans cette situation est le cas du médecin spécialiste en chirurgie infantile (CCI) ayant été tout bonnement permutée à l’hôpital de Bouira, et ce quelques mois seulement après son installation et l’ouverture du service en question. A présent, et en dépit de la demande importante au niveau de cet établissement hospitalier qui fait face à une population importante couvrant toute la daïra de M’chedallah, la CCI n’existe pas au niveau de M’chedallah, comme quoi, suivant la logique des responsables ayant pris la décision de ce transfert, le besoin ne se fait pas sentir en matière de chirurgie infantile.

C’est dire que dans de telles conditions, les fameux slogans se rapportant à la réforme hospitalière ne semblent pas être traduits d’une façon efficace sur le terrain. Cela arrive curieusement au moment où l’on s’attend à un renforcement des structures de la santé par des moyens humains et matériels pourtant annoncé à maintes reprises par les différents responsables du secteur.

J. D.