La proposition du wali concernant le remplacement de la pelouse en gazon naturel du stade Opow pour la pose d’un tartan est loin de faire l’unanimité au sein de la famille sportive béjaouie.
Il est vrai que la pelouse du stade de l’Unité maghrébine inaugurée en 1988, soit depuis près de 10 années, est dégradée. Mais la pose d’une pelouse synthétique n’est guère une solution, attestent les athlètes et les spécialistes que nous avons interrogé à ce sujet.
Le premier magistrat de la wilaya, qui avait constaté de visu, l’état “lamentable” de l’actuelle pelouse lors d’une visite qu’il avait effectué au stade, il y a de cela quelques jours avait certainement agi dans la précipitation ou tout simplement dans le souci de refaire la pelouse dans les plus brefs délais pensant qu’une pelouse en gazon naturel prendrait plus de temps, ce qui n’arrangerait pas l’emploi du temps des clubs locaux: le MOB et la JSMB. Mais il semble qu’il peut y avoir d’autres solutions au lieu de recourir à cette solution extrême. Il faudrait penser à mettre du tartan au stade Benallouache et aménager des tribunes pour que les deux clubs béjaouis puissent y recevoir leurs adversaires au moment où presque toutes les autres villes d’Algérie disposent d’au moins deux terrains qui répondent aux normes.
Outre la pratique de football lui-même, plusieurs disciplines d’athlétisme, telles que le javelot, le lancement du poids et autres, ne peuvent être pratiquées que sur du gazon et quand on sait que Béjaïa, vient en deuxième position derrière Alger en matière de pratique et de performance, on se rend compte du désarroi que le tartan pourrait causer à ces athlètes.
Cela dit, il semble qu’aux dernières nouvelles les responsables du sport dans la capitale des Hammadites auraient pris conscience de la chose.
Une entreprise hollandaise spécialisée qu’ils auraient contacté s’est dite prête à réaliser la pose d’une pelouse en gazon naturel en deux mois. Voilà ce qui pourrait réjouir toute la région. Mais attendons pour voir.
Amine Kaci
