10 ans de prison pour cambriolage

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C’est une affaire de cambriolage d’un appartement avec circonstances aggravantes que le tribunal criminel près la cour de Béjaïa a eu à examiner dans sa séance d’hier matin. Les accusés A. O. et B. O, ont été condamnés le premier à 10 ans de prison et le deuxième à 4. Le représentant du ministère public avait, dans une longue et sévère intervention repris dans le détail les conditions dans lesquelles s’est effectué le forfait et où il a mis en évidence les trois circonstances aggravantes à savoir, vol commis de nuit, avec effraction et complicité.

Les faits qui ont pour cadre le verdoyant village d’El Merdj Ouamane, situé en bordure de la route qui relie Béjaïa à Oued Amizour, remontent à la nuit du 29 mars 2007.

Lorsque A. O., la trentaine, repris de justice, qui avait planifié depuis trois jour le vol de l’appartement d’un émigré situé au quatrième étage de l’immeuble où il habite depuis sa sortie de prison, décide vers 22h 30mn et 23h de passer à l’action. Pour se donner plus d’assurance et de consistance, commente la magistrat du parquet, l’accusé qui a fait venir son complice pour l’occasion, s’est mis à boire du vin depuis les environs de 20h. Vers 22h 30mn, il monte au quatrième étage où se trouve l’appartement de la victime, l’émigré A. D.

Et là, selon les déclarations de l’accusé lui même à la barre, il introduit son bras par l’imposte de la porte extérieure de l’appartement et du bout des doigts, il fait tourner le bouton de la vachette qui s’ouvre de l’intérieur.

Une fois dans l’appartement, il s’empare d’un téléviseur, d’un démodulateur, d’un poste-cassette et de trois valises remplies de vêtements et de chaussures et les descend dans son appartement qui se trouve au rez-de-chaussée.

Pour ne pas endosser la circonstances aggravante de la complicité, il tient hors de coup son acolyte B. O.

Il déclare lui avoir seulement demandé vers 6 h 30mn du matin de l’aider lors du transport par bus des objets volés d’El Merdj vers Béjaïa.

Les deux accusés seront arrêtés le lendemain pour le forfait commis soit le 30 mars 2007 à la cité Zedma à Béjaïa, sur dénonciation, précise la partie civile, d’un citoyen d’El Merdj Ouamane dont l’attention a été attirée par la présence insolite des objets volés dans le bus.

La défense qui a plaidé les circonstances les plus larges en faveur de ses mandants a surtout tenté de mettre en évidence l’absence de circonstances aggravantes de l’effraction et de la complicité puisque le jeune B. O., même s’il a passé la nuit chez A. O., n’est intervenu que pour aider au transport des objets dont il déclare d’ailleurs ignorer la provenance

B. Mouhoub

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