Zerhouni déplore l’incompétence de l’administration

« L’affaire Khalifa n’aurait pas atteint l’ampleur qu’on lui connaît si les agents et notamment les inspecteurs de l’administration étaient mieux formés. Sinon ils auraient pu déceler les anomalies ». C’est ce qu’a déclaré hier, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Nourdine Yazid Zerhouni, en marge de la cérémonie d’ouverture du programme de formation et de perfectionnement au profit des chefs de daïra, à Alger.

Le ministre de l’Intérieur, à travers sa sortie médiatique, a déploré l’absence de « la formation » et surtout « l’incompétence » des agents et inspecteurs de la Banque d’Algérie et de l’administration en général. Et d’ajouter que « si l’administration avait formé suffisamment de cadres en charge des inspections, il n’y aurait point de scandales financiers comme c’est le cas avec l’affaire Khalifa ».

« La décision libyenne est souveraine ».

Interrogé sur la dernière décision émanant d’un pays voisin, à savoir la Lybie, et consistant en l’obligation d’un visa pour les ressortissants algériens désirant se rendre dans ce pays, le ministre d’Etat, évitera de s’étendre en commentaires.

Il dira que « si la Libye estime nécessaire le visa pour la sécurité de son pays, elle est souveraine pour l’instaurer.

C’est bien, mais cette décision aura certainement un impact sur l’approche que nous nous faisons de l’édification du Maghreb(UMA) ».

« Le terrorisme en constante régression ».

Le ministre d’Etat s’est montré satisfait, voire rassurant quant aux dernières évolutions sur le plan sécuritaire. Il a indiqué que le terrorisme est en régression constante.

« Il ne faut pas se focaliser sur les attentats spectaculaires, car le terrorisme est en régression constante grâce à l’efficacité des efforts consentis par les services de sécurité dans toutes leurs structures », a-t-il ajouté.

D’ailleurs même la stratégie sécuritaire n’a point changé depuis l’affiliation du GSPC algérien à l’organisation terroriste El-Qaida. S’agissant de cette allégeance, ainsi que des derniers attentats terroristes visant le stade de Baghlia dans la wilaya de Boumerdes, Zerhouni n’a pas jugé utile d’ouvrir un débat sur les auteurs d’un attentat honteux il se contentera de dire. « ce sont les mêmes hommes et les mêmes pratiques toujours utilisées ».

Le jumelage des élections « une décision politique ».

Dans son allocution, Zerhouni s’est exprimé également sur des questions d’ordres politique et électorale. A la question de connaitre sa position quant à un éventuel jumelage des élections, le ministre de l’Intérieur dira que « cela exige plus de préparations de la part de l’administration, une décision politique et une prédisposition des électeurs ». Et d’ajouter que « même si la perspective est possible, il est tout de même difficile de jumeler trois scrutins ». Zerhouni a rappelé également que les élections locales (APC/APW) se déroulant simultanément, sont préparées et réalisées par des services distincts de l’administration locale, et surveillées par des équipes de contrôleurs différents. « Si l’on décide de tenir des élections législatives le même jour que les locales, et ce après une décision politique, il faut des préparatifs et surtout des moyens humains et matériels supplémentaires », a-t-il précisé.

Ziyad Demouche