Quels moyens pour les BHC ?

Lors de la réunion d’évaluation de l’activité des bureaux d’hygiène communaux de Kherrata et de Draâ El Caïd, tenue à la fin de la première quinzaine du mois de mars 2008 et ayant trait à la lutte contre les maladies à transmission hydrique, il a été relevé deux (2) points essentiels constituant des entraves pour la prise en charge des missions dévolues aux organes de prévention de la santé publique.

Ces deux obstacles réduisent par voie de conséquences le champ d’action, aux régions prioritaires, de manière à parer à tous risques d’apparitions de maladies d’origine hydrique avec la préservation de l’hygiène et la salubrité publique, sans omettre également l’organisation et le suivi des opérations de lutte contre les zoonoses au niveau des communes.

La première contrainte, qu’il y a lieu d’évoquer, est la composante humaine des bureaux d’hygiène constitué d’un chargé du bureau fonctionnaire de l’APC et d’un technicien de la santé de proximité relevant de ce secteur et qui assurent tant bien que mal toutes les activités de prévention à travers la commune, alors que les textes portant la création de ces organes prévoit la représentation de plusieurs services impliqués dans les actions de lutte contre les maladies à transmission hydrique et les zoonoses, notamment ceux des services de l’agriculture, vétérinaires, l’environnement, en plus de l’APC et de la santé.

Ce déficit en personnel qualifié, constitue un véritable handicap pour le bon fonctionnement des missions des BHC, lesquels sont nombreuses et importantes. Ces missions ont trait, entre autres, au recensement et au contrôle des points d’eau, le nettoyage, chaulage et pose de briques poreuses dans les puits individuels et collectifs, le contrôle des eaux usées, le ramassage des ordures ménagères, les tests de chlore résiduels, les inspections dans les établissements à caractère alimentaire et ceux recevant le public, le suivi des opérations de javellisation et chaulage pour les communes dont les réseaux d’alimentation en eau potable et les équipements qui ne dépendent pas du secteur de l’Algérienne des eaux, les campagnes de désinsectisation et enfin les actions de prévention contre la grippe aviaire dont il faut rappeler que le dispositif mis en place demeure toujours en vigueur, ce qui nécessite des moyens humains, qui ne peuvent se limiter à deux intervenants.

L’autre contrainte rencontrée par les APC, se situe dans l’approvisionnement en sable de mer, produit incontournable en matière de traitement des points d’eau au moyen de briques poreuses, une situation qui risque de compromettre le bon déroulement de cette opération en cas de persistance des pénuries qui seraient dues à l’interdiction de l’extraction de sable au niveau des communes du littoral. La période des grandes chaleurs se profile à l’horizon, le renforcement des activités des BHC s’impose de lui-même, les apparitions de maladies sont imprévisibles. Par quels moyens les BHC pourront-ils faire face ? Il est temps que des mesures soient prises pour qu’ils puissent jouer pleinement leurs rôle.

Slimane Zidane