Les jeunes de la Nouvelle-Ville bloquent la route

Un groupe de jeunes manifestants ont entrepris hier une action de protestation à la Nouvelle-Ville de Tizi-Ouzou. Celle-ci se limite au blocage de la voie publique qui a été d’ailleurs obstruée à la circulation durant pratiquement toute la journée.

La goute qui a fait déborder le vase a été l’information faisant état de l’attribution « arbitraire » des locaux de l’ex Souk el Fellah pour en faire, dit-on, un centre commercial.

Les jeunes de la cité 2000-Logements se sont de ce fait élevés contre cette décision qu’ils qualifient d’injuste.

Et pour exprimer leur ras-le-bol, les protestataires ont décidé de recourir à cette action pour se faire entendre.

En effet, dès le début de la matinée les jeunes mécontents ont procédé à la fermeture aussi bien du carrefour 20-Avril que de la rocade Sud de Tizi-Ouzou. Ils se sont montrés déterminés à maintenir leur mouvement de protestation jusqu’à la satisfaction de leur doléance. Le déplacement du maire sur les lieux n’a aucunement contribué à l’apaisement de la colère des manifestants qui réclament la présence du wali, seul habilité, selon eux, à prendre des mesures susceptibles d’aboutir au dénouement de l’affaire.

Les protestataires comptent revenir à la charge si les services concernés ne manifestent pas un intérêt à la résolution, dans l’immédiat, du problème. Ils menacent de durcir le ton et d’entreprendre des actions plus musclées en vue justement de faire valoir leurs revendications.

Cela étant, la balle est désormais dans le camp des pouvoirs publics appelés à trouver une solution idoine à cette affaire qui risque de prendre des proportions plus dures. Et pour cause : c’est le citoyen qui demeure pénalisé étant donné que la fermeture de la voie publique a paralysé hier, durant toute la journée, le trafic routier de la région.

Il faut dire que des actions similaires se produisent ces derniers jours un peu partout à travers le territoire de la wilaya de Tizi-Ouzou. Ainsi, la dégradation des conditions sociales de la population ne cessent de provoquer continuellement l’effet boule de neige. D’ailleurs, au moindre son de cloche les citoyens s’élèvent pour revendiquer des conditions de vie décentes. C’est le cas, pour rappel, des habitants de Sikh Oumeddour qui avaient investi il y a quinze jours le terrain pour manifester leur mécontentement devant la lenteur de l’administration qui tarde à prendre la décision de doter leur village d’un réseau de gaz de ville, d’un centre de santé et d’une structure pour jeunes.

A. H.