Dans un communiqué sanctionnant la réunion du Conseil national des enseignants contractuels, CECA, qui s’est tenue hier au siège du Snapap à Alger afin d’évaluer « l’acte revendicatif », qui s’est déroulé, le 10 mars devant le ministère de tutelle, le CECA se dit prêt à reprendre la contestation. En effet, en guise de réponse à la « réaction négative du ministère de l’Education nationale (…) qui a nié la filiation des enseignants contractuels à l’éducation », soulignent les enseignants contractuels. Et d’affirmer que, cette déclaration « est illogique de la part du premier responsable de l’éducation ». A souligner que les enseignants contractuels sont plus de 40 000 à l’échelle nationale. Afin d’aboutir à une reconnaissance de leurs revendications, les enseignants contractuels appellent « à un sit-in devant le Palais du gouvernement et ce, le mardi 25 mars de 10 à 15 h ». Dans leur communiqué, les enseignants affirment qu’ils « dépendent du secteur de l’Education », et d’ajouter qu’ils « ont un rapport direct avec les élèves et les directions de l’éducation ».
Ils soulignent, par ailleurs, que leur relation avec la Fonction publique, « est la simple raison qui fait que nous appartenons au corps de l’éducation ».
Contacté par téléphone, Mme Amina Benzebouchi, présidente du bureau national du CECA a affirmé que les revendications des enseignants contractuels restent les mêmes.
Elles se résument en la régularisation administrative et leur intégration avec obtention de leurs droits. Devant la sourde oreille affichée par les pouvoirs publics, les enseignants contractuels indiquent qu’ils refusent la politique de fuite en avant, et « l’irresponsabilité de la tutelle à l’égard de sa mission qui devrait veiller sur le bon déroulement des tâches et le bien-être des fonctionnaires, enseignants ainsi que la résolution de tous les obstacles professionnels ».
L’effervescence syndicale qu’a connu le pays en ce début d’année, risque de prendre des proportions inquiétantes. Si les pouvoirs publics restent insensibles aux revendications, jugées légitimes, des fonctionnaires, notamment pour faire face à la chute vertigineuse du pouvoir d’achat, un blocage est imminent dans beaucoup de secteurs.
Mohamed Mouloudj
