Cheikh Bouamrane tire à boulets rouges sur les évangélistes

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Bouamrane a tenu des propos virulents concernant la libre pratique des cultes religieux en estimant que les campagnes d’évangélisation visent à diviser les rangs des musulmans. La polémique et le brouhaha autour d’une prétendue campagne d’évangélisation en Algérie prennent des tournures alarmantes. Ainsi dans son intervention sur les ondes de la chaine III, le président du Haut conseil islamique Cheikh Bouamrane a proféré des critiques virulentes à l’égard des campagnes d’évangélisation tout en fustigeant leurs auteurs lesquels d’après lui visent à diviser les rangs des musulmans tout en indiquant que ces mêmes campagnes ont prit de l’ampleur ces dernières années et s’organisent de manière à endoctriner les plus faibles et les plus pauvres qui d’après lui sont des proies plus aptes à embrasser le christianisme.

L’orateur est allé encore plus loin dans ses propos en affirmant que la décision de la mise sous scellés des deux églises de Tizi Ouzou est tout à fait légitime, vu que ces dernières exerçaient dans la clandestinité avec des pratiques douteuses « les intentions de ces évangélistes sont mauvaises car leurs actions visent à déstabiliser l’union et la force des musulmans.» En faisant allusion à la région de la Kabylie, une énième provocation à l’égard des citoyens kabyles. Cheikh Bouamrane n’a pas maché ses propos pour défendre la loi portant sur l’organisation des cultes religieux en Algérie, en affirmant que les articles qui la régissent sont légitimes et subjectifs. « Cette loi, c’est les représentants du peuple qui l’ont votée et nul ne peut s’ingérer dans les affaires internes du pays et le peuple algérien musulman croit en son prophète et n’est guère intéressé par une autre religion.»

Avec son discours radical, Bouamrane écarte toute possibilité quant à la réhabilitation de ces églises dans leur fonction pourtant aux yeux de l’archevêque d’Alger légitimes et ne portant nullement atteinte aux autres religions, car d’après lui la loi est claire sur la libre pratique du culte religieux. Cette polémique et ce brouhaha restent sans précédent dans les anaales de la République, peur de quoi ? Et de qui ? La question reste posée.

Sur un autre registre un rassemblement a été organisé en solidarité avec les deux églises fermées pour dénoncer les pressions et les provocations dont font l’objet ces dernières, tout en affirmant que le christianisme ne touche pas uniquement la Kabylie mais l’ensemble du pays en précisant que le nombre de chrétiens dépasse 24 000. L’intervention de ce responsable et ses propos virulents nous renseignent tant bien que mal sur la campagne de déstabilisation dont fait l’objet la Kabylie pour tenter de couvrir un temps soi peu le climat d’insécurité et les activités terroristes qui y règnent.

M. Hacene

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