Les MEF en formation

Les enseignants exerçant dans les écoles primaires des daïra d’Iferhoubène, de Larbaâ Nath Irathen et de Aîn El Hammam étaient la semaine dernière, au rendez-vous de la formation, initiée par le ministère de l’Education nationale au profit des MEF (Maîtres de l’enseignement fondamental). C’est le lycée Ben-Boulaïd de Aïn El Hammam qui a été choisi comme centre de formation, à l’instar des trois autres disséminés à travers la wilaya de Tizi-Ouzou. Les organisateurs ont mis à profit les vacances de printemps pour réunir 192 enseignants appelés à participer à trois journées d’orientation et de préparation, encadrés par des PES réquisitionnés à cet effet.

Rachid Braham inspecteur de français dans ce centre dont il a la responsabilité, nous apprend que le programme dispensé, porte sur l’ensemble des disciplines enseignées aux enfants alors que ce séminaire fait partie d’un cycle de réunions qui durera trois années, à l’issue desquelles les enseignants seront reclassés, conformément aux nouvelles décisions, entrant dans le cadre de la réforme du système éducatif. Il est à noter, dans ce sens, que le corps des MEF, appelé à disparaître sera remplacé par celui des « professeurs des écoles » un diplôme équivalant à une formation de « bac+trois » auquel accéderont des stagiaires.

Ce qui mettra définitivement un terme aux problèmes des anciens enseignants non titulaires du baccalauréat. La priorité a d’ailleurs été donnée aux plus anciens. De samedi à mardi, soit durant quatre jours, les maîtres sont soumis à une évaluation en attendant l’examen qui sanctionnera les efforts fournis durant ce stage lequel se déroulera au mois de juillet prochain. Les enseignants que nous avons abordés, nous font part, une fois n’est pas coutume, de leur satisfaction, quant aux conditions du déroulement de la formation. Ce qui les a, d’ailleurs, conduit à initier une pétition dans laquelle ils demandent au directeur de l’éducation de maintenir le centre de Aïn El Hammam pour les regroupements à venir.

Il faut reconnaître que les déplacements quotidiens jusqu’à Tizi-Ouzou (80 kilomètres à partir d’Illiten et 50 de Michelet auxquels les enseignants étaient astreints auparavant, rebutaient les plus volontaires d’entre eux. Cependant, certains enseignants de Larbaâ Nath Irathen nous ont confiés ceci : « En ce qui nous concerne nous préférerions nous rendre à Tizi-Ouzou plus facile à rejoindre ». Même si certains voudraient rapprocher le centre de leurs domiciles, les organisateurs qui « ne peuvent accéder qu’aux doléances de la majorité » ne manqueront pas, de prendre note des requêtes des cas isolés.

Nacer B.