l Théâtre
Anna et ses sœurs
Projets conçus et mise en scène par Géraldine Bénichou, théâtre du Grabuge
D’après des interviews et des récits de femmes
Avec Madeleine Assas ; Salah Gaoua (chants) ; Philippe Gordiani (guitare électrique)
Lundi 24 et mardi 25 mars à 19h30 au CCF
Entrée libre, dans la limite des place disponibles
Les expériences de création menées par notre équipe lors des « Passerelles » en partenariat avec des lieux à vocation sociale nous ont permis depuis plusieurs années de glaner des récits de vie. De ces multiples expériences menées ici et ailleurs autour de l’Odyssée, du Cri d’Antigone et de Sarah, Agar, et les autres, à la fois en Rhône-Alpes, en banlieue parisienne et aussi en Algérie est né le désir de créer des spectacles qui transmettent les paroles de ceux que nous avons rencontrés sur notre chemin. A partir de documents sonores et visuels et de récits glanés au gré de ces rencontres, nous sommes aujourd’hui à la recherche de ce que nous serions tentés d’appeler un théâtre de création documentaire. Une forme artistique où documentaires sonores et visuels se tissent au texte, au chant et à la musique pour donner voix aux réalités d’aujourd’hui en déployant un univers onirique où ceux qui écoutent pourraient un instant se mettre à la place de ceux qui racontent. Une tentative d’ouverture aux multiples réalités intimes et sociales qui nous entourent : tel est l’enjeu de ce que nous choisissons d’appeler aujourd’hui un théâtre de création documentaire.
Avec la création d’Anna, nous abordons l’exil à travers l’histoire d’une vingtaine de femmes. L’enjeu artistique de la création d’Anna est d’inventer un univers sensible qui invite les spectateurs à partager un instant l’expérience des exils de toutes celles que nous sommes dont les voix et les paroles constitueront les multiples visages d’Anna ».
l Histoire et mémoire
Pierre Vidal-Naquet : l’engagement et l’histoire
Par Gilles Manceron, historien
Jeudi 27 mars à 14h30 au centre culturel français d’Alger
Toute sa vie, Pierre Vidal-Naquet (1930-2006) a mené de pair le métier d’historien et l’engagement pour la justice. Spécialiste de l’Antiquité grecque, il a été, en même temps, un citoyen plongé dans les luttes pour les droits de l’homme au XXe siècle et en particulier contre la guerre coloniale en Algérie et contre toutes les formes de racisme. Il s’est défini lui-même comme « un homme passionné qui s’engage, doublé d’un historien qui le surveille de près enfin, qui devrait le surveiller de près… »
Historien, spécialiste du colonialisme français, Gilles Manceron est rédacteur en chef de la revue Homme et libertés, la revue de la Ligue des droits de l’homme.
Dernières publications 1885 : Le tournant colonial de la République. Jules Ferry contre Georges Clemenceau, et autres affrontements parlementaires sur la conquête coloniale (La découverte, 2007), textes présentés par Gilles Manceron : Marianne et les colonies. Une introduction à l’histoire coloniale de la France. (La Découverte, 2005) : Droit de l’homme. Combats du siècle (Gilles Manceron, et Madeleine Rebérioux, dir, Le Seuil, 2004).
l A 18h00 : Vernissage exposition de Sophie Elbaz
Où en es-tu ?
De Sophie Elbaz, photographe
Vernissage : Jeudi 27 mars à 18h00 au CCF
Exposition du jeudi 27 mars au mercredi 30 avril au centre culturel français d’Alger
« Enterrées » dans quelques lieux de stockage, archivées, ces photos auraient pu rejoindre le destin de toutes ces images fugitives qui nourrissent l’actualité. Anodins fantômes. Au lieu de cela, sans doute parce que Sophie Elbaz traînait avec elle un chalut plus large que le filet exigu exigé par son métier de reporter, elles ont révélé une capacité à parler de choses invisibles, que ce soient, pour aller vite, des théurgies africaines paniquées, ou, ici, un combat au sang et une contamination originaire, intime et violente offusquant à la fois l’image, le regard et la conscience…
Bernard Cier.
Née en 1960, Sophie Elbaz, après une longue et riche carrière de photographe de presse (elle reçoit le prix du Meilleur reportage politique au Festival d’Angers), s’oriente vers une expression plus personnelle, à partir de Mémoire d’Elles, une série de portraits en noir et blanc intimistes (1996).
