Le gros centre urbain de Saharidj s’est transformé en chantier sans crier gare : comme au sortir d’une longue hibernation, toutes les équipes d’entretien dont dispose l’APC ont été mobilisées et propulsées sur le terrain pour s’attaquer point par point aux avaries et autres équipements et infrastructures publics soulevés dans un article précédent.
Le camion-grue, accompagné d’une équipe d’électriciens, sillonne toutes les allées du chef-lieu de la commune et procède aux réparations et changements des ampoules grillées de l’éclairage public. Une autre équipe s’attaque aux endroits où a eu lieu l’éclatement et le débordement du réseau principal des eaux usées, où cette fois en a pris soin de mettre des couvercles aux caniveaux et regards qui présentent les points faibles de ce réseau.
C’est un branle-bas de combat jamais observé auparavant et qu’on aimerait voir se pérenniser.
Que l’on se prépare à recevoir une « haute autorité » qu’on n’aurait pas fait mieux ! Attendons de voir si ce rythme sera maintenu durant toute l’année, tout en espérant que les interventions touts azimuts apporteront une amélioration au cadre de vie des citoyens longtemps négligés. Quels que soient l’autorité où le centre de décision qui a ordonné cette prise en charge — des contraintes soulevées à travers plusieurs articles de presse dans la DDK — c’est une instruction bienvenue qui tombe à point nommé et accueillie avec satisfaction par la population locale. Espérons voir ce programme de réfection s’étendre à d’autres infrastructures étatiques qui sont dans un piteux état, tel que les écoles primaires dont certaines présentent un état de délabrement assez sérieux.
La cerise sur le gâteau de cette opération serait sans nul doute la prise en charge des nombreuses meutes de chiens errants qui présentent un véritable danger pour la population, d’autant plus que c’est bientôt la période chaude, période durant laquelle se manifeste généralement la rage.
A signaler que de nombreux chiens de ces hordes semi-sauvages présentent des cas apparents de gale et probablement de leishmaniose.
Notons enfin que la petite ville de Saharidj ne se débarrassera jamais de son statut de « faubourg » de zone rurale tant que l’aménagement urbain ne sera pas mené à terme et que les citoyens n’auront plus à patauger dans la boue en hiver et à respirer plein de poussière en été.
Omar S.
