Quel sort pour le Centre culturel ?

l Dire qu’il y a un Centre culturel à M’chedallah serait, ces derniers temps, pur mensonge, d’autant que les habitants de cette petite ville n’en voient vraiment pas l’utilité si ce n’est une infrastructure laissée pratiquement à l’abandon et qui ne reçoit, au demeurant, que quelques badauds pour qui (du moins pour la majorité) le terme culture ne signifie pas grand-chose. C’est donc une dure réalité pour ne pas dire anachronisme à laquelle est confronté, à l’heure actuelle, le Centre culturel Abkouk-Amar de M’chedallah, qui se trouve fatalement vidé de tout son personnel encadreur. Cette situation n’a pas manqué de s’aggraver depuis l’ouverture du tout nouveau CSP (Centre sportif de proximité) de Bouaklane, où la quasi-totalité des fonctionnaires qui y exerçaient auparavant ont été mutés. Celle-ci est une autre structure qui, visiblement, peine à démarrer et à offrir un cadre ressemblant au schéma qui a été prévu dans son plan de réalisation initial.

Selon certaines indiscrétions, aucun des différents responsables ne semble vouloir de ce centre, ni ceux de la jeunesse et des sports, ni ceux de la culture et ni ceux de l’APC qui auraient dégagé toute responsabilité quant à la gestion et la prise en charge de cette infrastructure. Cela est du moins ce qui se dit à M’chedallah, où tous les responsables semblent ne pas y accorder beaucoup d’importance, car les charges engendrées passent en priorité avant l’intérêt des jeunes et la vocation initiale de cette structure de jeunesse.

Par conséquent et devant ce laisser-aller qui ne dit pas son nom, c’est là l’unique infrastructure du genre au niveau du chef-lieu de cette grande commune, qui périclite dans la léthargie. Ce qui fera que la prise en charge sérieuse de ce Centre culturel s’impose d’elle-même, et les responsables locaux et de la wilaya sont tenus de prendre les mesures nécessaires pour redorer le blason de cette infrastructure de jeunesse et espace de culture par excellence.

Juba D.