Si beaucoup de jeunes à Boghni s’adonnent à des activités non autorisées, c’est qu’ils n’ont pas d’autre choix face à la rareté des offres d’emploi en milieu urbain. A titre d’exemple, en plus du commerce informel qui s’exerce à chaque coin de rue, des jeunes vivant dans la précarité au sein de leurs familles respectives, sont en train de marquer comme ils peuvent leur territoire dans les lieux réservés aux véhicules. Car, officiellement, la ville de Boghni ne dispose pas de ce genre d’espaces, même si, par moments, on peut le supposer, du fait que les automobilistes sont priés à chaque fois de payer entre 20 et 40 DA, à ceux qui se sont « autoproclamé » gardiens de parking, une fonction qui a suscité des questionnements, somme toute, légitimes chez les propriétaires des véhicules. Ainsi, comme personne ne gère cette activité qui porte préjudice à la municipalité qui perd beaucoup d’argent qui, soit dit en passant, lui revient de droit. Les services de l’APC doivent réglementer cette activité pour pouvoir, d’un côté, créer des emplois et, de l’autre, bénéficier des rentrées d’argent notamment dans les cours des cités des 18-Logements et des 200-Logements, en plus d’autres espaces situés dans les rues commerçantes de la ville. En somme, il y a lieu de signaler que les commerçants voient mal cette prolifération des lieux de stationnements à proximité de leurs magasins.
Hakim B.
