La section syndicale de l’EPSP, affiliée l’UGTA de Kherrata, est très préoccupée ces derniers jours et suit de près le mouvement de grève déclenché la semaine passée, par les travailleurs contractuels payés à l’heure. Ces derniers, pour rappel, ont vu leurs contrats de travail résiliés suite aux nouvelles procédures exigées par les contrôleurs financiers désignés à cet effet.
Cependant et dans une déclaration datée du 05 /04/2011, émanant de la section syndicale de l’EPSP de Kherrata, adressée à toutes les institutions de l’état et dont nous détenons une copie, le secrétaire général de ladite section, fustige et tire à boulets rouge sur le directeur de cet établissement hospitalier, lequel dit-il est le seul responsable du marasme et de la situation de pourrissement dont sont confrontés quotidiennement les travailleurs. Aussi, lit-on dans la déclaration, lors de la séance de travail tenue au siège de la direction de la santé et de la population de la wilaya de Béjaïa en date du 04 avril 2011 avec le directeur, lui-même, en vue de trouver un terrain d’entente pour la réintégration de cette catégorie de personnel, les négociations n’ont aboutit à aucun résultat, du fait que le DSP leur a proposé verbalement d’insérer ces travailleurs dans le cadre de l’ANEM et de la DAS.
Chose que les représentants du syndicat UGTA ont refusé catégoriquement et aucun accord n’a été conclu entre les deux parties. Suite à cela, et de retour à Kherrata, un regroupement avec les travailleurs s’est tenu au siège de l’EPSP dans le but d’apporter des éclaircissements et d’étaler les aboutissements de ces négociations avec le 1er responsable du secteur au niveau de la wilaya. Conséquemment, et dans son intervention, le secrétaire général du syndicat UGTA leur a déclaré que les négociations ont échoué mais le combat continue.
«La section syndicale ne vous lâchera jamais et elle est déterminée à vous défendre et à vous soutenir jusqu’à satisfaction de toutes vos revendications », dit-il. Et d’ajouter :
«Ces travailleurs, payés à l’heure, ne demandent que leur maintien dans leurs postes respectifs. Ils ne demandent pas la lune ! Ils sont des chargés de familles, vivant dans une région pauvre où les postes de travail sont quasi-inexistants.
Et c’est pour cela que nous exhortons les responsables concernés à l’effet de trouver une solution définitive et de répondre aux attentes de ces travailleurs qui ne demandent que leur intégration ». Y aura-t-il, enfin, une oreille attentive des pouvoirs publics ? Et vont-ils sérieusement se pencher sur ce problème et régler cette situation administrative ? La réponse dans les jours qui viennent.
S. Chennouf

