Les augmentations ayant touché les pensions de retraite durant l’année 2007, devaient être suivies de rappels, comme mentionné sur les « fiches de décomptes » adressées aux intéressés. Sur ces décisions qui comportent les montants de l’ancienne et de la nouvelle position, il est stipulé que le « rappel qui en découle vous sera payé ultérieurement ». Cependant, comme il nous a été donné de le constater, en dehors de la mention « actualisation des salaires des pensions et allocations de retraite », aucune autre explication, pouvant éclairer les pensionnés sur la date d’effet de l’augmentation ou celle du paiement des rappels n’a été fournie. Chacun essayant de s’informer comme il peut, des « contacts » les ayant assuré qu’au moins une partie de leur dû leur serait payée durant le mois de mars. Après avoir espéré et attendu jusqu’au 20, date de paiement des pensions, sans avoir rien vu venir, ils durent se résigner à abandonner la partie, la mort dans l’âme. L’espoir d’être « payés » s’amenuise au fil des jours. Ils feront la chaîne, devant les guichets de la poste pour demander le « nouvel avoir » à partir du 15 du mois prochain avec le même espoir et la même attente fiévreuse de voir leur compte gonfler substantiellement. D’après nos interlocuteurs le montant des rappels oscille entre 15 000 et 30 000 DA suivant les pensions. Ces calculs sont plutôt approximatifs puisqu’en dehors du décompte mensuel la caisse des retraités n’a pas communiqué de chiffres aux allocataires.
Un sexagénaire, parmi ceux qui se sont adressés à nous, a jugé utile de préciser que « ceux qui nous négligent, seront un jour à notre place et se rendront compte, un peu tard, qu’ils récolteront ce qu’ils ont semés ». Ce n’est pas la première fois que des services de l’Etat montrant leur ingratitude envers ceux du troisième âge qui ont trimé, durant toute la jeunesse. Les anciens de l’éducation, à titre d’exemple, attendent des rappels qui datent de 2002 pour certains.
Nacer B.
