Le président de l’APC de Béjaïa aura jeté un véritable pavé dans la mare par un exemple qui éclaire on ne peut mieux la gestion chaotique dans laquelle se débattent les collectivités. Sur les 470 agents de nettoiement qui émargent aux comptes de la municipalité seulement 180 honorent effectivement leurs tâches. Les autres, les deux-tiers environ, sont dans des situations de convalescence plus ou moins légitimes. Les éboueurs sont des souffres-douleurs. « Je suis médecin moi-même et je ne peux, ni moi ni aucune autre partie d’ailleurs, en aucun cas, remettre en cause les diagnostics de mes confrères », se désole M. Tahar Hanèche qui suggère une vaste complaisance dans la délivrance des certificats médicaux. C’est bien entendu l’hygiène de la ville qui en pâtit d’autant plus que d’autres facteurs grèvent à leur tour la prestation municipale en la matière : insuffisance des moyens automobiles, incivisme des citoyens, déchargement anarchique. Près de 80 tonnes d’ordures ont été quotidiennement engendrées par les ménages en 2007.
Des pourparlers sont en cours avec l’APC de Oued Ghir en vue de créer un centre d’enfouissement technique et fermer définitivement la décharge de Boulimat, véritable bévue sur la radieuse face du littoral ouest. une idée qui revient cycliquement dans le discours local sans jamais parvenir à prendre corps. Pourtant, l’APC qui, affiche une remarquable cohésion politique malgré une composition en arc-en-ciel est bien dotée en moyens financiers. Un budget primitif « équilibré en recettes et en dépenses » d’un montant de 1,36 milliards DA a été adopté à l’unanimité le 22 mars dernier. Il se répartit pour 21% en équipement et le reste pour le fonctionnement. Une manne qui provient pour 96% de la fiscalité (TAP, TVA, IFU, TF) et pour 4% des ressources patrimoniales.
Des recettes fiscales en constante hausse et qui témoignent d’une activité économique en prospérité.
M. B.
