L’école cambriolée

l Samedi dernier, lors de la rentrée des vacances de printemps, les enseignants de l’école de Tamedjout ont eu la désagréable surprise de découvrir que leur établissement avait reçu la visite de cambrioleurs. En effet, ces malfrats de bas étage ont pénétré dans une salle de classe où après avoir inscrit des obscénités sur un tableau, ils ont jeté pèle-mêle dans la cour, cahiers, les affiches de l’enseignante, arrachées des murs, et d’autres objets didactiques. Leur sale besogne ne s’est pas arrêtée là puisqu’ils ont continué leur travail de destruction en saccageant un appareil de chauffage ainsi que la pendule murale. Leur butin, c’est au rez-de-chaussée que les voleurs le découvriront. Avant de partir, ils ont pris soin de dérober le matériel informatique de l’école et qui consiste en un micro-ordinateur et une imprimante dont l’établissement a été doté par la wilaya au mois d’août passé. Après des attaques contre de vieilles dames sans défense, les voleurs s’attaquent à présent aux lieux du savoir. Les villageois, tout comme les enseignants, révoltés par cet acte inqualifiable proposent de remplacer la matériel volé. Ils insistent par contre pour que ceux qui ont osé souiller un tel lieu soient arrêtés et punis. Comble de paradoxe, la classe profanée se trouve être celle qui a obtenu cent pour cent de réussite à l’examen de sixième de l’an dernier.

Nacer B.

Il trouve l’argent et le restitue

l La presse ne cesse de rapporter quotidiennement les mésaventures qui arrivent à nos concitoyens de toutes les régions. Les agressions et autres vols sont devenus monnaie courante. Pourtant, il existe encore des gens honnêtes qui s’émeuvent devant la douleur d’autrui. C’est le cas de Karim qui, descendant de voiture vendredi dernier, en plein centre-ville d’Aïn El-Hammam, découvre à ses pieds un sac plein d’argent. Ne sachant à qui il appartient ni la somme qui s’y trouve, il le prit et pénètre dans un kiosque téléphonique d’où il devait appeler un ami. C’est alors qu’il surprit la conversation de son voisin de cabine. Ce dernier parlait justement de la perte d’une importante somme d’argent par un de ses parents, handicapé, de surcroît. Saisissant l’occasion, Karim s’adresse à lui pour l’informer de ce qu’il avait découvert quelques instants auparavant au niveau de la station des taxis. Il apprit alors que le propriétaire du sac qui devait s’acquitter d’une dette était cloué chez lui, sous l’effet du choc. Pourtant, après avoir changé un chèque en devises contre des dinars, le propriétaire du sac avait par précautions loué un taxi pour éviter de se faire agresser et déposséder de son bien. C’est au moment d’y monter que le sac lui glisse de sous son bournous. En homme avisé, le bienfaiteur prit tout de même soin de s’adresser à lui par téléphone pour lui demander des détails, concernant le contenu du sac. Ouvert ce dernier contenait effectivement quarante six millions de centimes ainsi qu’un chèque de 1 200 euros signé et non libellé, comme détaillé par son propriétaire. Finalement, tant qu’il y aura d’honnêtes gens Cherif Kheddam pourra toujours continuer à chanter Mazal Irgazen laâli.

N. B.