A Aït Yahia Moussa, la préparation du cinquième RGPH rentre dans sa dernière phrase. « Tout est prêt sur tous les plans : humains et matériels. Les véhicules qui vont sillonner durant une quinzaine de jours les trente-huit villages de la commune sont réquisitionnés », nous a répondu M. Rabah Menguellet, en sa qualité de maire.
Avant d’ajouter : « le dernier virage pour lancer l’opération est abordé hier. Quarante agents recenseurs répartis en deux groupes de vingt seront encadrés par quatre formateurs durant dix jours séparément au niveau du centre culturel et dans une classe à l’école primaire « frères Belkacemi ». Contrairement aux autres recensements, cette fois-ci la tâche a été confiée à des universitaires en chômage : une façon de les impliquer dans le monde du travail. La commune d’Aït Yahia Moussa est l’une des plus vastes de la wilaya de Tizi Ouzou. Elle a été subdivisée en chef-lieu, en agglomération secondaire et en zone éparse. Cette dernière occupe la plus grande surface.
« C’est un personnel dont le niveau scolaire est avéré. Je pense que tout va se dérouler normalement », a souligné notre interlocuteur. Ce recensement auquel les hautes autorités du pays accordent une attention particulière va déterminer la réalité et le niveau de vie du citoyen car dans les questionnaires prévus à cet effet, de nombreuses rubriques allant jusqu’à demander au citoyen s’il est connecté à l’internet sont introduites.
Les autorités de la commune appellent l’ensemble des citoyens à coopérer avec ces agents recenseurs afin de leur faciliter la tâche.
« Les informations fournies doivent être fiables afin que le développement de tous les acteurs y aille avec. Il ne faut rien cacher. Il ne s’agit là que d’un recensement », nous a confié une source ayant requis l’anonymat. La municipalité d’Aït Yahia Moussa est surpeuplée. Au dernier recensement de 1998, sa population était de vingt-six mille
(26 000) habitants.
L’habitat précaire ainsi que le manque de centaines infrastructures de base ont fait le lot des carences enregistrées. Depuis, il y eut tout de même une amélioration notamment dans l’alimentation en eau potable, dans le réseau routier et la réalisation d’infrastructures scolaires (groupes scolaires, deux CEM et un lycée en voie d’achèvement).
A. O.
