Ce qui accentue les inquiétudes de ces souscripteurs, c’est la négligence des responsables qui ne les reçoivent jamais. « Nos dossiers ont été déposés et acceptés par l’AADL « , a indiqué un citoyen, tout en ajoutant que » durant des années, nous avons attendu avec un certain espoir d’avoir enfin un logement, jusqu’au moment où nous avons constaté que nous avions entretenu de faux espoirs « . Un autre citoyen dira « l’AADL, devant son incapacité de satisfaire la demande de tous les souscripteurs, a transféré les dossiers des postulants à la CNEP. Le transfert à la CNEP de 47 000 fichiers de demandes de logement n’est pris en charge dans aucun des deux programmes d’Alger « .
A cet effet, un autre citoyen a précisé que » on nous renvoie carrément à la CNEP avec laquelle nous n’avons aucun accord « . Et de déplorer le fait qu’ » il est de notoriété publique que la CNEP-Banque n’a pas pour vocation de distribuer des logements, elle a ses propres clients qu’elle doit prendre en charge « . Cela explique que » cette banque ne va pas nous distribuer des logements « , a-t-il affirmé.
Devant cet état de fait, les souscripteurs ont également précisé que, étant engagés dans le projet de l’AADL, ils sont dans l’impossibilité de ne bénéficier d’aucune autre formule pour acquérir un logement.
Par ailleurs, les citoyens n’ont pas manqué de dénoncer » les contradictions constatées dans la gestion du programme AADL, alors que les souscripteurs de l’année 2003 et 2004 ont bénéficié des logements « . De ce fait, ils sollicitent dans le cadre de la transparence que la liste des bénéficiaires soit affichée.
Pour rappel, l’Agence d’amélioration et du développement du logement (AADL) a enregistré en août 2001 trois fois plus de demandes que le nombre de logements disponibles.
Lemya Ouchenir
