15 à 20 ans de prison ferme

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Pour les chefs et d’inculpation de constitution de groupe de malfaiteurs, utilisation de la violence, de vol qualifié, de port d’arme à feu, et d’homicide volontaire avec préméditation, K. A., M. B. et O. N. ont été arrêtés et poursuivis par le procureur de la République près le tribunal de Bordj Ménaïel. Tandis que le dénommé M. L. parent de l’un des malfaiteurs et propriétaire de l’arme à feu, a été mis sous contrôle judiciaire.La chambre d’accusation près la cour de Boumerdès, qui s’est penchée sur cette affaire, avait transmis le dossier d’accusation au tribunal criminel de Boumerdès.Les faits remontent à la fin de l’été dernier, durant la nuit du 25 septembre 2004, un groupe de trois individus, encagoulés, vêtus de treillis militaire et paramilitaire et armés de carabine, baïonnette et couteaux (3 étoiles) et munis d’une bombe lacrymogène et de bandes adhésives, fait irruption dans un cybercafé dans l’intention de voler l’argent et les portables que les clients avaient laissés, pour réparation. Cependant, la présence à cette heure tardive d’un dernier client aurait surpris et faussé les calculs de la bande qui n’avait tablé que sur la présence du propriétaire. Au cours de la scène de bagarre qui s’en est suivie, provoquée par la résistance du client et du propriétaire, un des assaillants reçoit des coups de baïonnette et succombe à ses blessures.Après quoi, alors que les deux victimes et l’un des insurgés ont été laissés pour morts, les deux autres assaillants prennent la fuite à bord d’un véhicule appartenant à leur complice qui les attendait sur la bordure de la RN68. Le lendemain, l’arme du crime a été retrouvée à proximité d’un lycée, à quelques mètres de ce cybercafé.Pour rappel, la demande d’annulation de la charge d’homicide volontaire, pour non-identification du véritable auteur de l’assassinat entre les deux principaux accusés, faite par la défense de ces derniers, et la demande de liberté provisoire et d’annulation des poursuites introduite par la défense du complice, pour absence de preuves quant à sa participation à la préparation de l’opération, ont été toutes rejetées par la chambre d’accusation. Néanmoins, seule la demande d’annulation des poursuites et la liberté provisoire, introduite par l’avocat d’un sixième accusé, cité par le principal accusé pour la première fois devant les services de sécurité, était accordée pour absence de preuves et témoignages à charge.Enfin, après délibération au terme du procès examinant cette affaire dans le cadre de l’actuelle deuxième session criminelle, le président du tribunal prononcera 20 ans de prison ferme contre les deux principaux accusés, à savoir K. A. et M. B. et 15 ans de prison ferme assorti de la saisie de son véhicule contre D. N., et un an de prison avec sursis pour M. L. assorti d’une perte des droits civiques pendant 2 ans.pour le motif de port d’arme sans autorisation de 1999 à 2004.

Saïd B.

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