Les cages d’escaliers transformées en vespasiennes

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La situation géographique de la ville de Aïn El Hammam ainsi que le commerce florissant qui s’y pratique en font une ville qui draine quotidiennement des milliers de personnes venues, parfois, de contrées aussi éloignées que Bordj Bou Arréridj, Béjaïa, Boumerdès et autres.

Si le voyageur trouve aisément des gargotes et des cafés, il cherchera vainement des lieux d’aisance, particulièrement pour les femmes. Ainsi, lorsque pressés par un besoin naturel et ne trouvant aucun endroit où “se soulager”, certains se rabattent sur le moindre recoin, à l’abri des regards indiscrets. Souvent, ce sont les cages d’escaliers qui deviennent alors des toilettes publiques.

Les habitants des immeubles du centre-ville, notamment ceux des bâtiments “APC/CNEP” ne cessent de se plaindre des désagréments que leur causent ces intrus aux abords de leurs habitations. Les entrées, comme nous avons eu à le constater, sont devenues par la force des choses, des toilettes publiques que les passants utilisent de jour comme de nuit.

Dès les premiers pas à l’intérieur de l’immeuble, vous êtes accueillis par des émanations pestilentielles. Les détritus mêlés aux traces de souillures laissées par les urines, non encore séchées, donnent une image peu agréable de ce que représente l’hygiène, dans la cité. Un locataire excédé avoue “être constamment dérangé par ces gêneurs”.

Parfois, ce sont des “buveurs” qui, sans pudeur aucune, squattent les lieux. Pour éviter des rencontres indésirables. “Il faut se faire annoncer, dès la sortie de la maison”. Bien que contrariés, les habitants savent que si des malades ou des gens qui viennent de loin ont recours à ce genre d’endroit qu’ils trouvent discrets, ils n’ont pas d’autre choix. Ce qui ne dédouane pas les autorités qui doivent prendre en considération le problème. Plusieurs présidents d’APC ont construit des toilettes publiques que leurs successeurs ont vite fait de détruire, pour on ne sait quelles saisons. A l’époque, la ville n’était fréquentée que par la gent masculine.

Depuis, les choses ont changé. Actuellement, de nombreuses femmes se rendent en ville, chez les médecins. à la poste, à la mairie ou tout simplement pour effectuer des courses. Elles peuvent, elles aussi, avoir besoin de se rendre dans un endroit convenable, autre que le café, pour un minimum de confort.

Il est temps de penser à remédier à la situation afin d’éviter aux gens de se comporter, à leur corps défendant, de façon contraire à la bienséance.

Nacer B.

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