Encadrés par un enseignant, fervent admirateur de Lounès Matoub, des enfants de quinze à seize ans, élèves au CEM de Ouaghzen, dans la commune de Aïn El Hammam, ont saisi l’occasion de ce week-end, pour un pèlerinage à Ath Douala, à quelque quarante kilomètres de Michelet. Taourirt Moussa est la destination prisée par de nombreuses associations et de simples citoyens, en cette période, qui rappelle le mouvement né d’avril 1980.
Dès le départ du bus, loué pour une excursion qui allait durer toute la journée, la fête, car c’est en une, commence par le rythme de la derbouka maniée de main de maître par ces petits fans de Matoub qu’ils ne connaissent que par ce qu’on leur dit de lui. Le chemin est long et le bus trop lent mais qu’importe, l’essentiel est de parvenir à Taourirt Moussa et se recueillir sur la tombe de Lounès, voir sa maison et s’imprégner de cette atmosphère où vécut l’idole de ces jeunes et de la plupart de leurs parents.
Fatigués mais heureux, les enfants raconteront leur journée, samedi matin à leurs camarades qui n’ont pas encore eu l’heur de visiter la tombe du barde. Ils feront certainement des envieux en exhibant les nombreuses photos, souvenirs de leur passage à Ath Douala, avec en arrière-plan la tombe de Lounès.
La visite de ces jeunes garçons et filles, qui n’allaient pas encore à l’école, à la mort du Rebelle, montre que l’ombre de ce dernier plane toujours sur la Kabylie. Par ailleurs, hasard du calendrier, des étudiants de l’université Abderrahmane-Mira de Béjaïa, ont effectué une randonnée qui les a menés jusqu’à Michelet où ils ont visité durant leur randonnée de jeudi dernier, la tombe de Si Moh Oumhend située au lieu dit Thiqerrabine, à l’entrée de la ville. Ils venaient des Ath Yanni qu’ils ont sillonnés, non sans avoir visité, auparavant la tombe de Da Lmouloud Ath Maâmer.
Nacer B.
