Les habitants de la cité de Tamdikt, une cité datant de l’époque coloniale, commencent à perdre espoir. En effet, toutes les promesses qui leur ont été faites depuis des années sont restées vaines.
Cette fois encore, peut-être qu’une autre lueur d’espoir pointe à l’horizon.
Devant le ras-le-bol des citoyens qui s’entassent parfois jusqu’à dix dans une seule pièce, les autorités de la commune de M’kira ont fait appel à celles de la wilaya si bien qu’une délégation s’est déplacée dernièrement sur les lieux. « Les membres de la délégation ont pris des photos de ces bidonvilles », nous a confié une source locale.
Il est attendu, avons-nous, appris, qu’un autre déplacement des services de la wilaya dans cette localité soit fait en cette fin de semaine. « Aucune décision n’a été encore prise. nous pensons que ce problème sera pris en charge comme il se doit. Ces citoyens vivent vraiment dans des conditions lamentables. Il ne reste pas en Algérie de telles situations, peut-être », a souligné, par ailleurs, notre premier interlocuteur. Plus de 150 familles dont la plupart sont démunies résident dans cette cité où manquent toutes les commodités nécessaires à une vie décente.
Combien de fois avons-nous assisté aux visites de walis sur les lieux, faisant des promesses à ces damnés de la terre, mais rien n’a changé pour eux.
Même si aujourd’hui, l’option d’accorder aux occupants de ces habitations des aides de cinquante millions de centimes est retenue, il sera toujours impossible d’arriver à l’éradication de cet habitat précaire pour deux facteurs : d’abord, ces citoyens n’ont pas de quoi financer le reste, et ensuite, on croit savoir que le site ne serait pas encore régularisé.
La seule issue qui reste aux autorités est de trouver le moyen de réaliser ailleurs des immeubles qui seront affectés à ces citoyens qui constituent tout de même la moitié de la population de Tamdikt. A chaque passage dans cette cité, les habitants nous supplient de lancer par le biais de notre journal leur appel de détresse adressé aux plus hautes autorités du pays en particulier au président de la République.
Amar Ouramdane
