Après plus de trois ans de louables services, les ouvriers recrutés dans le cadre de l’opération « Blanche Algérie » se retrouvent aujourd’hui dans une situation peu enviable, sinon mortifiante.
Effectivement, suite à l’expiration du délai (trois ans) des contrats de travail, au demeurant conforme aux clauses du cahier des charges, les trois cents quatre-vingt-quatre (384) ouvriers travaillant sous la bannière de « Blanche Algérie » sont présentement réduits à la situation de laissés-pour-compte.
En un mot, il sont en chômage depuis déjà trois mois. Cela étant, leurs employeurs, au nombre de quarante-huit- ne, ne comptent par ailleurs pas baisser les bras pour relancer leurs entreprises et reprendre leurs effectifs, voire les 384 ouvriers. Pour cet effet, une délégation dûment désignée et mandatée par les 48 tâcherons s’est rendue à Alger avant-hier, dimanche, afin de s’entretenir avec le ministre de la Solidarité nationale dans le but de décrocher de nouveaux contrats.
Il importe également de préciser que les 384 ouvriers travaillant sous la bannière de « Blanche Algérie » s’employaient durant les trois années d’exercice de leur fonction à embellir le chef-lieu de wilaya dans des opérations de nettoiement.
D’ailleurs, les opérations de nettoiement qu’accomplissaient ces ouvriers venaient en appoint à celles des agents communaux chargés de la collecte des ordures. Après s’être déchargés de leur mission, les agents communaux affectés au ramassage des ordures ménagères se trouvent présentement dépassés, d’où des montagnes d’ordures dans plusieurs quartiers de la ville de Béjaïa depuis des lustres.
D. S.
