Après de longues années, cette infrastructure a subi d’innombrables dégradations, d’une part, et s’est retrouvée trop exiguë pour servir convenablement les usagers, d’autre part. Cette poste a été retenue dans le cadre de la restauration prévue par la tutelle. Depuis maintenant près d’un mois, elle est devenue opérationnelle après que les usagers eurent souffert quelque peu quand les guichets ont été transférés jusqu’à côté de la même enceinte. Aujourd’hui, c’est l’édifice le plus flambant dans ce chef-lieu. Le voyageur à destination de Tizi Ouzou a sans doute remarqué ce changement. En effet, elle a bénéficié d’une restauration : la cour y afférente a été clôturée. La peinture attire l’attention de loin. Quant à l’intérieur, il a subi des transformations inattendues. D’abord, les guichets sont devenus beaucoup plus spacieux. Si auparavant, les usagers étaient contraints même de s’allonger de tout leurs corps sur les marches d’escalier, aujourd’hui des chaises y ont été installées. En somme, l’intérieur est flambant neuf. Tout brille. « Voilà ce qu’on appelle une restauration. On peut dire que nous avons une poste. La qualité des services est aussi améliorée parce que les guichetiers travaillent dans de bonnes conditions », nous a répondu un retraité. Et d’ajouter : « C’est comme en France ». Une vaste opération de restauration des bureaux postaux a été lancée. Les citoyens de Aïn Zaouia et de Frikat attendent eux aussi de voir ces changements dans leurs bureaux postaux. « Ici à Frikat, ce n’est pas la réfection que nous demandons mais c’est purement la réalisation d’un autre bureau. On ne peut pas bouger à l’intérieur », estime un usager de ce service. Quant à celle de la commune voisine, c’est-à-dire Aïn Zaouia, elle n’a pas l’air d’une agence postale. Combien de fois de passage devant ce bureau, avons-nous vu les vieux retraités se bousculer pour s’y frayer un chemin ou encore y trouver une place ? Si cette restauration a réjoui plus d’un, les citoyens eux, demandent la réouverture des bureaux postaux des villages fermés depuis des années en raison de l’insécurité.
Amar Ouramdane
