Ce programme se veut original et d’essence dynamique de l’avis du président de l’association, Monsieur Hadjou El Hafid : « Au-delà du fait de marquer cette date symbole, le but est d’impliquer les élèves dans la préparation et l’animation des activités et se démarquer de la sorte du folklore qui faisaient d’eux de simples spectateurs et, en filigrane, leur inculquer la culture de se prendre en charge », précise-t-il. « Cette semaine mettra également l’accent sur l’amazighité dans toutes ses dimensions : identité, culture, civilisation, langue et histoire », dira-t-il encore.
Plusieurs expositions et activités artistiques sont prévues pendant ces journées, habits berbères anciens, des objets et outils utilisés dans différents domaines de chants patriotiques en kabyle conçus, composés et réalisés par les élèves eux-mêmes. Le livre et la production audiovisuelle n’en seraient pas du reste car un espace leur est réservé.
Pour ne pas léser les hommes qui ont contribués par leur effort à sauver des pans entier de notre culture de l’oubli, un hommage sera rendu à Jean El Mouhoub Amourouche, frère de Taos Amrouche, écrivain kabyle d’expression française, né le 7 février 1906 en Kabylie, décidé le 17 avril 1962 à Paris, auteur de L’éternel Jugurtha de Chants berbères de la Kabylie et de tant d’œuvres qui restent malheureusement méconnues. « La semaine sera, nous l’espérons, une opportunité pour la population akboucienne et les parents en particulier, de redécouvrir la richesse de l’amazighité et les incitera par là-même à revendiquer plus d’espaces et de temps pour elle dans le milieu scolaire », conclut le président de l’association, convaincu.
B. Sadi
