Cette entorse est due à l’ajournement des vaccins qui ont pris du temps, selon le service vétérinaire de la DSA. Mais ce retard ne peut aucunement influer négativement sur le parcours de la campagne de vaccination, lequel nécessite un allongement tout simplement. 76 vétérinaires sont à pied d’œuvre, dont ceux qui exercent dans le privé et qui ont été mandatés par la DSA dans le but de leur prêter main forte et d’encadrer au mieux la campagne qui s’étalera jusqu’au mois de juillet. Pour le vaccin qu’on appelle dans le jargon des vétérinaires l’anti-aphteux, les services vétérinaires de la DSA ont réceptionné seulement 20 000 doses, cette quantité n’est pas suffisante selon eux et ces derniers comptent en recevoir plus dans l’intention de mener à bien cette campagne, raison de plus pour qu’elle soit prolongée.
Les services vétérinaires de la DSA tiennent à remercier la disponibilité des APC, particulièrement celles qui représentent les daïras les plus importantes et où il y a une forte prédominance de la vie agropastorale. A cet effet, un travail de sensibilisation a été effectué conjointement par les services vétérinaires, conjointement avec ceux de la DSP. Pendant la campagne de dépistage, il a été enregistré 60 cas de brucellose et la plupart des cas furent observés au niveau de la commune de Dirah, dans la région sud de la wilaya de Bouira. C’est simple, des cas humains peuvent être signalés parce qu’il y a des populations qui ignorent que si nous prenons du lait qui provient d’une bête malade, nous serons automatiquement contaminés par la maladie de la brucellose. Les foyers de brucellose reconnus sont pris en charge et l’inspection vétérinaire de la DSA compte dispenser des cours sur les dangers de la brucellose en milieu scolaire et seront ciblés dans ce sens les établissements scolaires des zones rurales où la vie agropastorale est évidemment répandue. Souhaitons à la fin que cette campagne de vaccination contre la brucellose qui en est à sa quatrième année depuis son lancement, c’est-à-dire en 2004 par le secteur de l’agriculture soit une réussite et atteindra l’objectif escompté qui est celui d’atteindre le taux de couverture de 75% avancé par l’inspection vétérinaire, contrairement à la campagne de l’année précédente, laquelle fut un échec à cause de son taux de couverture le plus faible et qui n’a pas dépassé les 17% selon le service concerné.
Fahem H.
