Une seule cantine pour deux écoles

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Pris en charge «provisoirement» au niveau de la cantine de l’école primaire Khaber-Mohamed à Saharidj, les élèves de la nouvelle école primaire continuent à se restaurer dans la même cantine et cela depuis presque huit années. Un provisoire qui aura eu finalement une longue vie et qui n’est pas prêt d’arriver à terme vu que cette nouvelle école primaire n’a toujours pas bénéficié de la construction d’une cantine, aussi cinq jours par semaine les élèves font deux kilomètre – la distance qui sépare ces deux établissements – pour manger. Ces deux écoles comptabilisent 520 bénéficiaires qu’il faut nourrir chaque jour dans une salle polyvalente transformée en cantine. La bâtisse ayant servi de cantine a l’école Khaber-Mohamed étant cédée dans des «circonstances obscures» à des particuliers, d’où l’obligation pour les petits écoliers de faire la chaîne et une longue attente pour pouvoir manger en raison de l’exiguïté de cette «cantine improvisée» et cela bien souvent sous la pluie ou un soleil de plomb sans que personne, ni l’APC, ni les parents et encore moins les responsables de ces deux écoles ne fassent quoi que ce soit pour mettre fin au calvaire de ces enfants. Fait aggravant, cette cantine aménagée à l’étage supérieur se trouve au dessus des toilettes, ce qui aurait dû amener les services d’hygiène et prévention à «ordonner» purement et simplement sa fermeture, mais hélas qui va se soucier de la santé ou du confort de ces enfants nécessiteux issus ds milieux défavorisés ? «Qu’ils s’estiment heureux qu’on leur donne à manger, c’est l’Algérie de deux poids deux mesures, la formation d’une génération de qualité ne concerne pas les enfants issus de ces milieux miséreux», nous dira un parent d’élève à ce sujet avant de terminer par “peut-on nous expliquer pourquoi cette nouvelle école n’a toujours pas bénéficié d’une cantine alors qu’à peine à une dizaine de mètres existe un terrain vague abandonné ?” Il s’agit de la santé de milliers d’écoliers, une situation qui demande des solutions urgentes. Pourquoi ne pas profiter des proches vacances d’été pour inscrire la construction de deux cantines pour ces écoles ? En plus de la distance que parcourent ces élèves pour, bien souvent, un simple sandwich, l’itinéraire est truffé de dangers entre autres la RN 30 que doivent emprunter les écoliers pour arriver a la cantine, ni ces enfants, ni leurs enseignants ne connaissent de récréation, ils utilisent cet intervalle pour se rendre à la cantine en faisant une véritable gymnastique entre les véhicules et les mares.

Omar Soualah

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