Tôt dans la matinée d’hier, des dizaines de citoyens de la commune de Oued Ghir sont descendus dans la rue pour manifester leur colère contre les drames qui se produisent au quotidien sur la route (RN12) qui longe ce lieudit. Cette route, est, selon eux, un “tronçon de la mort”. L’ire des citoyens mécontents de Oued-Ghir s’est déversée dans la rue en recourant à la fermeture de la RN12 à la circulation automobile, et ce durant plusieurs heures.
Cette démonstration de rue est motivée, selon les manifestants, par les dangers permanents qui menacent les citoyens et, plus particulièrement, les écoliers de la bourgade.
De fait, l’excès de vitesse des automobilistes constaté sur la route en question constitue à lui seul-estiment les manifestants-l’ombre d’une mort omniprésente dans leurs esprits.
Pour remédier à cette situation dramatique, les citoyens de Oued-Ghir demandent aux autorités l’installation des ralentisseurs tout le long du tronçon pour contraindre les automobilistes à plus de prudence.
Dans ce cadre, il importe de signaler que la RN 12 est devenue au fil des ans un véritable danger, à tel point que le nombre d’accidents enregistrés avec son lot de victimes prend une courbe ascendante. D’ailleurs, rien que pour le mois d’avril trois accidents ont été enregistrés, lesquels ont fait trois morts et une dizaine de blessés.
La semaine dernière un jeune garçon a été fauché par un chauffard et trois jours plus tard une jeune fille de treize ans a été percutée par un autre chauffard la blessant grièvement.
Le mois de janvier, et sur la même route, trois autres personnes ont trouvé la mort au lieudit “le couloir de la mort” à la sortie de Oued-Ghir. Selon le chargé de la sécurité routière au groupement de la gendarmerie de Béjaïa, durant le premier semestre de l’année en cours, il a été enregistré quatorze morts sur les routes de la wilaya.
S’agissant des ralentisseurs, sur lesquels porte la revendication des manifestants, il y a lieu de rappeler qu’il y a deux ans de cela, et sur le même tronçon le nombre de dos-d’âne installés était jugé excessif au point de susciter l’indignation de tous les automobilistes. Mais, aujourd’hui les citoyens les réclament. D’ailleurs, le message a été bien reçu par les pouvoirs publics qui ont procédé, rien que pour la journée d’hier, à l’érection de deux ralentisseurs sur le tronçon en question.
D. S.
