La JSK se consolera avec la coupe de la CAF

Pourtant tout allait comme il se doit pour l’équipe kabyle, après avoir réussi à scorer dès la 5e minute de jeu. Un but qui donna des ailes aux Canaris, auteurs d’un quart d’heure de haut niveau avec une nette domination de leur vis-à-vis.

Portés par un public des grands jours, venu des quatre coins de la wilaya, les hommes de Saïb ont réussi une très belle entrée en allant marquer ce premier but au bon moment.

Mais au lieu de concrétiser les multiples occasions créées au début de cette première période, les trois attaquants Derrag, Bensaid et Amaouche, ont péché par excès de précipitation devant les bois du gardien camerounais. L’enjeu et surtout la forte pression du match ont fait que les Jaune et Vert s’enmêlaient à chaque fois les pinceaux à l’approche de la surface de réparation de l’adversaire. Une situation qui donna des idées aux poulains du français Denis Lavagne, nullement affolés, en gérant comme il se doit les 30 premières minutes de la partie avant d’aller planter cette banderille assassine qui assomma complètement les Algériens. « Mes joueurs ne se sont pas affolés après le but encaissé précocement.

Ils ont continué à gérer parfaitement la suite de la première mi-temps avant de réussir à égaliser au bon moment » confie le coach des Cotonniers à la fin du match. Une déclaration qui contraste avec celle de son homologue de la JSK, qui a reconnu la difficulté pour son équipe de revenir dans le match après le but encaissé à la fin de la première mi-temps non sans contester les décisions de l’arbitre qui, à ses yeux, avait fermé les yeux sur un penalty.

« Mes joueurs ont bien entamé le match en inscrivant le premier but mais malheureusement la suite n’était pas en notre faveur surtout que l’arbitre nous avait privé d’un penalty valable. Je pense qu’à deux à zéro les donné auraient peut-être changées. »

Certains peuvent, en effet, reprocher à l’arbitre tunisien d’avoir mal apprécié l’action de la première mi-temps où le ballon avait effleuré la main d’un défenseur camerounais dans les 18 m, mais au final l’écrasante majorité des supporters a reconnu la valeur de cette formation du Coton Sport. « C’est une équipe qui joue bien au football. Sur le plan physique, on a vu des joueurs au gabarit impressionnant. Ils ont gagné presque tous les duels aériens. Les joueurs ne se sont pas affolés après l’ouverture du score et au lieu de balancer les balles en avant, on les a vus bien circuler le cuire avec à la clé ce but égalisateur venu sur une action de jeu bien ficelée », résume un supporters qui a vu tout le match contrairement aux trois-quarts des « spectateurs » qui n’ont pas trouvé meilleur moyen pour encourager leur équipe que de déserter précipitamment les gradins juste après le but égalisateur des Camerounais.

Une situation qui a complètement scié les jambes des camarades de Dehouche déjà abattus après l’égalisation. En retrouvant le terrain, les joueurs furent surpris par le silence des gradins et comme il était quasiment impossible de remonter le score, les quarante-cinq minutes de la seconde mi-temps ont été une vraie corvée pour eux alors que les Camerounais voyaient les minutes s’égrener à leur avantage jusqu’au coup de sifflet final malgré le penalty anecdotique encaissé à cinq minutes de la fin. Désormais la JSK devra se contenter de son titre de champion d’Algérie tout en essayant de se consacrer pour le match d’appui qui pourra lui ouvrir les portes de la phase des poules de l’autre compétition africaine, à savoir, la coupe de la CAF.

A. C.