Attroupés hier encore en milieu d’après-midi devant le siège de la daïra de Boumerdès, plus de 40 personnes ont protesté contre les atermoiements des pouvoirs publics concernant leur prise en charge en tant que postulants à un logis en préfabriqué. La commission de daïra en charge de ce dossier s’est réunie plusieurs fois. Mais, “Notre problème n’a point été réglé”, s’inquiétent des protestataires venus du village voisin de Tidjelabine. Certains d’entre-eux nous ont montré des décision d’octroi de chalets signées par l’APC concernée, il y a déjà deux ou trois ans. D’autres ont précisé que leurs noms figurent dans la dernière liste des bénéficiaires de chalets établie dans leur localité il y a 15 jours. Mais la dite promesse tarde à s’inscrire dans les faits. Selon les protestataires, les pouvoirs publics n’ont qu’a appliquer une loi qu’ils ont eux-mêmes approuvé : “obliger toute famille sinistrée à quitter (son) chalet une fois relogée dans une bâtisse en dur.” Et c’est là que se situe le blocage, a-t-on insinué. La gestion post-séisme qui est d’ailleurs pratiquement finalisée n’a point été encore suivie, comme prévue par l’opération de l’absorption de l’habitat précaire et la prise en charge dans la même optique des postulants à un chalet dans le cadre social. Peut-on tolérer qu’ici et là des couples ou des familles n’ayant que des enfants en bas âge s’accrochent à leurs chalets après avoir bénéficié de logements en dur en tant que sinistrés du cataclysme d’il y a cinq ans ? s’interroge-t-on.
Salim Haddou
