Au moment où des écoliers, tous cycles confondus, sont tenus de procéder à la levée des couleurs nationales quotidiennement, des administrations font peu de cas de ces mêmes couleurs en laissant flotter « au dessus des édifices étatiques » des drapeaux en lambeaux ressemblant vaguement au drapeau national. Qui faudrait-il éduquer dans ce pays ? Des enfants en bas âge, qu’il vente ou qu’il pleut, sont appelés deux fois par jour à saluer le drapeau « fi sahat el alem » tout comme des militaires, mais voilà que des adultes, « fonctionnaires de l’Etat » en plus, piétinent cette réglementation, de ce « devoir national » de conserver le drapeau propre et en bon état. Il fut un temps où dans chaque wilaya avait été mise sur pied une commission chargée spécialement de s’enquérir de l’état des drapeaux dans chaque administration. Combien de responsables ont été limogés pour toute négligence ou dégradation des drapeaux à cette époque.
Cette époque ? Nous croyons savoir que les « zélés de patriotisme » d’aujourd’hui n’existaient pas à cette époque, mais seulement de véritables nationalistes qui travaillaient dans l’ombre, n’écoutant que leurs sentiments envers la nation et loin des objectifs des caméras.
Omar Soualah
