Ayant pris possession de l’entreprise COGB en avril 2006 après avoir travaillé en partenariat avec ses services plus de deux années, la société La Belle refuse apparemment de reconnaître le partenaire social.
Voyant que le président du comité de participation ne remplissait pas convenablement son rôle, les travailleurs avaient exigé de l’employeur l’organisation d’une assemblée pour l’installation d’une commission paritaire qui se chargera des préparatifs pour élire un nouveau comité de participation qui aura pour mission première de procéder à un contrôle de la gestion de la commission des œuvres sociales dont les bailleurs ne sont autres que les cotisations des travailleurs.
L’employeur, refusant cette proposition du personnel, avait porté à leur connaissance par note de service d’un audit interne dans laquelle il parle dudit contrôle. Mécontents, les travailleurs commencèrent par un débrayage de deux heures quinze minutes.
L’Inspection du travail, saisie, adresse une missive à la direction de la société pour lui rappeler ses devoirs envers les organisations de défense des travailleurs et leur représentants.
» Pour tenter d’intimider les travailleurs, le conseil d’administration rappela de congé le directeur des ressources humaines pour qu’il procéde à la suspension du secrétaire général, du responsable à l’organique et du foncier de la section syndicale. Cette manœuvre nous a poussés à observer dès aujourd’hui une grève illimitée jusqu’à réintégration de ces trois travailleurs, la reconnaissance de la section syndicale et l’installation de la commission paritaire », déclare le secrétaire syndicale de l’entreprise juste à sa sortie de la réunion que venait de tenir son comité avec les représentants de l’Union locale et l’Union de wilaya. Devant les travailleurs auxquels il expliquait la teneur de la réunion tenue avec les responsables syndicaux locaux, le secrétaire général du syndicat rappelle aux travailleurs que la satisfaction de ces points essentiels sont un préalable à la prise de travail. L’employeur est sommé de discuter des difficultés rencontrées. Une plate-forme de revendications préparée la matinée même du premier jour de grève avec l’ensemble des travailleurs, lui sera remise. Il faut rappeler que les cinq ateliers de production et l’atelier de maintenance du complexe sont à l’arrêt et qu’hormis les temporaires et quelques agents de l’administration la quasi-majorité des travailleurs sont en grève.
Voulant avoir l’avis du directeur général, on nous a répondu que ce dernier était absent.
A. Gana
