Depuis quelques jours déjà, la cueillette des cerises bat son plein dans la commune d’Aghbalou, plus précisément au village de Takerboust.
Chaque matin, des véhicules utilitaires immatriculés dans les wilayas de Bordj Bou Arreridj, Batna et M’sila sillonnent la localité pour acquérir ce fruit.
A quelque trois kilomètres du chef-lieu communal, un espace a été improvisé en marché pour les agriculteurs qui déposent leurs cageots remplis de cerises, attendant les futurs acquéreurs. Les prix pratiqués en ce moment paraissent pourtant excessifs, 400 da le kilogramme de cerises, mais cela n’empêche pas les marchands venus des wilaya limitrophes de s’arracher ces premières cerises.
Auprès des agriculteurs de la région, on nous explique cette hausse des prix par la cherté des insecticides qu’ils doivent épandre lorsque le cerisier est en fleurs pour éviter l’attaque des carpocapses et autres parasites nuisibles à l’arbre.
« Devant autant de dépenses et d’efforts nous devons rentabiliser nos investissements et ce n’est pas une chose facile, même à 400 DA le kilo, nous n’engrangeons pas de bénéfices, nous rentrons à peine dans nos frais vu que cette année, la récolte de cerises est assez faibles » dira Nasser qui s’occupe méticuleusement de ses cerisiers depuis bientôt une dizaine d’années. Un ambitieux programme attend cependant la localité d’Aghbalou, Ath Laâziz et Saharidj dans la réhabilitation du cerisier et du figuier dans ces régions.
C’est toutefois ce que nous a confirmé le DSA de Bouira qui espère prochainement faire bénéficier la région d’un plan d’agriculture de haute montagne pour justement préserver et réhabiliter les arbres fruitiers de ces zones avec 70 hectares de figuiers et 50 hectares de cerisiers. A noter par ailleurs que la Direction des services de l’agriculture de Bouira envisage la création d’une ceinture verte en créant une plantation de 5 000 hectares d’oliviers au sud de la wilaya de Bouira.
En outre, la plantation d’une autre surface de 330 hectares en agrumes dans la région de Lakhdaria est prévue, de même que 50 autres hectares de pêchers pour la commune d’Ath Mansour.
B. D. B.
