Restauration de l’unité de soins d’Ath Attela

Dans la commune d’Aït Yahia Moussa, il existe pas moins de cinq unités de soins implantées dans les villages. Certaines d’entre elles n’ont pas subi de réfection depuis des décennies. L’exemple de celle du village d’Ath Attela est édifiant.

Ainsi, pour lui redonner peau neuve, soixante et onze millions de centimes lui ont été dégagées dans les PCD de l’année en cours.

« Cette enveloppe sera consacrée à divers travaux telle la peinture intérieure et extérieure », nous a signalé M. Said Louni en sa qualité de secrétaire général du comité du village. Selon une autre source locale, les travaux seront lancés incessamment. Cette infrastructure sanitaire rendra d’innombrables services à plus de 6250 habitants de plusieurs villages et hameaux. « C’est insuffisant pour une telle population », a tenu à préciser notre interlocuteur. « Il faudrait peut-être réaliser une autre unité pour les villages de Cherifi, de Tassougdelt, de Virou », estime un autre intervenant. Dans ce versant situé à quelques encablures de Sidi Ali Bounab, il n’est pas facile au patient de se déplacer au chef-lieu pour une injection ou un pansement, c’est pourquoi les citoyens des villages précités préfèrent se rendre à l’unité de soins d’Ath Attela. Même la couverture médicale est insuffisante quand on sait que le médecin n’y vient qu’une seule fois par semaine. Etant des citoyens démunis, les habitants de cette contrée n’attendent que le passage du médecin. « On aurait aimé que les consultations se fassent au moins deux fois par semaine », nous a dit un patient venu de Tifaou. A Aït Yahia Moussa, l’affectation d’un autre médecin pour les structures sanitaires de la périphérie est le souhait aussi bien des responsables locaux que des citoyens. C’est une commune dont la population s’élève à plus de vingt et un mille habitants et dont la majorité habite les zones rurales.

Amar Ouramdane