La cigarette fait 5,4 millions de morts à travers le monde chaque année, ce chiffre qui donne froid au dos, est rappelé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à l’occasion de la célébration de la journée mondiale anti-tabac hier, une journée qui coïncide chaque année a la date du 31 mai.
En effet, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le tabac est la deuxième cause de mortalité dans le monde. Cette épidémie pourra faire jusqu’à 1 milliard de morts d’ici la fin du siècle en cours si aucune mesure n’est prise. A cette occasion l’Organisation mondiale de la santé lance une campagne contre les industriels de tabac, appelant les gouvernements à interdire toute publicité sur la cigarette. Cependant, Stephen Daniel, chargé de la communication pour le programme anti-tabac à l’OMS, dira que » l’OMS demande instantanément aux gouvernements de protéger les jeunes du monde entier contre toute forme de publicité concernant le tabac. Si aucune actions n’est prise, l’OMC prévoit que de 2000 à 2030 le nombre de fumeurs passera de 1,2 à 1,6 milliard et le nombre de décès atteindra les 10 millions. »
A souligner que la plupart des jeunes fument avant l’age de 18 ans et à peu près un quart d’entre eux avant l’âge de 10 ans.
En effet cette journée est placée sous le thème » Jeunesse sans tabac. »
Par ailleurs, chez nous environ 30 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année dans notre pays avec une augmentation de 50% du nombre de cas entre 1986 et 2000. Plus de 15 000 personnes meurent chaque année du cancer en Algérie. L’augmentation de « l’incident » des cancers pulmonaires au cours de ces dernières années suit la recrudescence du tabagisme.
La localisation broncho-pulmonaire vient en première position chez l’homme avec un taux de 25 cas pour 100 000habitants; elle représente 20 % des cancers, cette variation liée au sexe est en rapport direct avec la consommation tabagique insignifiante dans la population féminine, 30 % des cas ont moins de 50 ans.
Les taux chez l’homme sont quatre fois plus importants que ceux de la décennie 1966-1975. Cependant, le nombre de cancers pourrait doubler au cours des vingt prochaines années.
Maouchi Yahia
