Les usagers de l’agence postale du chef-lieu de la commune d’Assi Youcef, la seule d’ailleurs à être implantée sur tout le territoire de la localité, ne décolèrent pas ces jours-ci.
Et pour cause, cette structure adossée au siège de l’APC n’offre plus la qualité de service espéré par les citoyens, à commencer par le problème d’absence de liquidités à chaque fois qu’une échéance importante se présente.
La catégorie qui endure le plus sont les bénéficiaires de l’IAIG, de l’allocation forfaitaire de solidarité et à un degré moindre les détenteurs des comptes CCP. Pour les prestataires, cette situation dure depuis trop longtemps et toutes les réclamations adressées à Algérie poste n’ont pas été entendues, ce qui a fait réagir les comités de villages et le mouvement associatif.
En effet, lors d’une réunion qui a regroupé les membres de l’exécutif communal et la société civile, une décision a été prise pour organiser une action de protestation afin de dénoncer ce qu’ils considèrent comme « du mépris à l’égard de la population d’Assi Youcef forte de ses 18 000 habitants, non pas parce que les préposés aux guichets n’accomplissent pas leurs tâches convenablement mais à cause des dysfonctionnement constatés ».
De plus, pour eux, « il est inconcevable et immoral de laisser des veuves de chahid attendre dès les premières lueurs du jour sans pour autant pouvoir percevoir leur pension », d’où cette pétition qui a été lancée grâce à une initiative citoyenne.
Du côté des autorités locales, le président de l’APC affirme avoir saisi officiellement le coordinateur de wilaya afin, dit-il, « de remédier à la situation qui y prévaut actuellement, du moins pour assurer le payement à temps des pensionnaires, mais aussi pour renforcer en moyens humains cette structure trop exiguë d’autant plus que seuls deux agents y travaillent à plein temps ». En somme, pour que les choses évoluent dans le sens que veulent les citoyens, l’idéal serait de construire une nouvelle agence postale au chef-lieu comme cela se fait à travers toute la wilaya.
M. Haddadi
