Les élus RCD et indépendant expliquent leur retrait des commissions

En réaction à un papier paru dans l’une de nos précédantes éditions où il était évoqué le retrait des deux élus RCD à savoir M. M. Aït Ahcene et Aït Hamou ainsi que l’élu indépendant, M. Oulaced, ces derniers nous ont envoyé une déclaration où ils expliquent les raisons qui ont abouti à leur retrait. Nous en reproduisons des extraits ci-après. « Nous, les élus du RCD et Indépendant, avons pris la décision de nous retirer de la composition des Commissions de l’APC. Notre geste est un signe fort de notre désaccord sur le mode et la qualité de la gouvernance des affaires de notre commune. Après les consultations qui ont précédé le choix et l’installation de l’exécutif communal et la désignation des présidents des commissions en violation des dispositions de l’article 25 de la loi 90-80 du 07/04/90, relative à la commune, nous nous sommes astreints à une réserve sans faille et avons accepté de faire partie des commissions dans l’intérêt de la commune (… ) Aujourd’hui, après la mise en place de l’ensemble des structures de l’APC, nous dressons un constat sans appel et prenons à témoin la population sur ce qui suit : Refus manifeste d’établir un état des lieux et bilan des gestion précédentes.

Fuite devant l’impératif d’établissement des plans de charges réfléchis et bien définis pour les différentes commissions de l’APC, à même de préciser les voies de leurs fonctionnements, les missions et attributs de leurs membre évitant ainsi l’improvisation et la gestion à vue ; Inexistence d’un plan de développement local avec des échéances à court, moyen et long termes pour identifier les priorités et les besoins présents et futurs de la commune et de sa population, conformément à l’article 86 de la loi citée ci-dessus et les orientations précises de M. le wali; Absence de la transparence et inexistence de la collégialité dans le fonctionnement actuel de l’APC avec parfois des prises de décisions dans des cercles restreints, voire externes à l’APC ;

Retard injustifié dans l’installation du Secrétaire Général pénalisant à la fois l’organisation finale des structures de l’APC, l’optimisation de sa gestion et son fonctionnement dans la transparence ; Utilisation irrationnelle et abusive des moyens matériels de l’APC, notamment les engins (… ) En ce qui nous concerne, nous refusons de cautionner cette manière de faire, comme nous refusons également de faire dans la figuration et le remplissage des commissions (…)

Nous appelons les élus de l’APC à un débat public devant les comités de villages, les citoyens et le représentant de l’administration (M. le Chef de daïra) sur la situation actuelle. «