« Ils sont à la tête de l’instance depuis 11 ans »

« Dans l’attente de l’installation de la Commission de préparation du Congres de l’union de la wilaya d’Alger par le secrétaire national, nous appelons à l’instauration d’un comité des cadres syndicaux au chef-lieu, qui va être à l’écoute des préoccupations légitimes des travailleuses et travailleurs », ont déclaré en substance les cadres syndicaux affiliés à l’UGTA de la wilaya d’Alger qui se sont rassemblés, hier, devant le siège de la centrale syndicale de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA).

Cette action de protestation vient s’ajouter à celles tenues il y a de cela plus d’une quinzaine de jours. Le bras de fer est maintenu entre les cadres syndicaux et les responsables de l’Union de la wilaya d’Alger. Ces syndicalistes dénoncent, actuellement et pour la énième fois, les « dépassements successifs » des responsables de leur Union. Les motifs et les revendications demeurent les mêmes, selon le délégué des syndicalistes, M. Amar Bendina.

« Aujourd’hui, nous réclamons l’amélioration de la situation organique au sein de l’Union de la wilaya, qui n’a pas été renouvelée depuis 11 ans. Il s’agit de l’amélioration », expliquera le délégué, en indiquant, toutefois, « la mauvaise gestion qui a gangrené leur Union ». En sus, les syndicalistes, qui ont été nombreux lors de ce sit-in, ont revendiqué quant à eux « la réintégration de ceux qui ont été licenciés pour avoir protégé et défendu les droits des travailleurs ». Emboîtant le pas, M. Bendina a souligné « l’urgence de redonner à la Centrale syndicale, en l’occurrence l’UGTA, son droit de militantisme pour un avenir meilleur du fonctionnaire algérien ». Décisifs les syndicalistes promettent de poursuivre d’autres actions de protestation, tant que leurs revendications ne sont pas satisfaites. « Si l’ignorance et l’indifférence affichées par les responsables de l’Union persiste nous continuerons notre action de protestation jusqu’à l’ultime satisfaction de nos doléances », a soutenu, le délégué Bendina.

N. Belbachir